Congo-Kinshasa: La marche des enseignants dispersée à Mbandaka, la grève maintenue dès la rentrée scolaire

1 Septembre 2026

La rentrée scolaire 2026-2027, ce mardi 1er septembre, s'est déroulée dans un climat particulier à Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Équateur. Alors que des enseignants prévoyaient une marche pacifique pour faire entendre leurs revendications, la Police nationale congolaise est intervenue pour empêcher toute manifestation.

Déployées au croisement des avenues de la Libération et Boyera, les forces de l'ordre ont dispersé la vingtaine d'enseignants présents sur place. À l'origine de cette décision, l'absence d'un accord formel du maire de la ville, Yves Balo, qui n'a pas validé la notification de la manifestation.

Une décision contestée par les syndicats

François Mukadi Kashama, porte-parole de la Dynamique des syndicats, estime que l'autorité urbaine n'a pas le droit d'interdire une manifestation garantie par la Constitution. Afin d'éviter tout affrontement avec les forces de l'ordre, les enseignants ont finalement suspendu leur marche.

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Cependant, ils ont décidé de durcir leur mouvement en maintenant la grève.

« Dire que les agents de l'État ne peuvent pas marcher contre l'État, cet argument ne tenait pas debout. C'est auprès de l'État que nous devons faire nos revendications. Comme on a interdit la marche, nous restons à la maison pour la grève », a déclaré François Mukadi Kashama.

Dans les établissements scolaires, la reprise des cours a été particulièrement timide. Si quelques élèves se sont présentés, la majorité des enseignants a observé le mot d'ordre de grève.

Plusieurs revendications

  • Au centre des revendications figurent notamment :
  • le paiement et la mécanisation des nouvelles unités
  • l'alignement du salaire de base à 500 dollars américains
  • un retraite jugée digne pour les enseignants retraités.

Les syndicats réclament également la suppression des disparités salariales entre les villes et les territoires, la bancarisation des salaires en milieu urbain et leur versement par la Caritas dans les zones reculées. Ils demandent en outre la revalorisation de la prime de gratuité à 100 000 francs congolais ainsi que le maintien d'une mutuelle de santé exclusivement réservée au corps enseignant.

Une première évaluation du mouvement de grève est attendue dans deux semaines.

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