La ville de Séguéla a accueilli, du 27 au 29 août 2026, la 9e édition des Journées des communautés africaines autour du thème : « Cartographie des communautés africaines vivant en Côte d'Ivoire : un levier stratégique pour la stabilité nationale et la consolidation de la paix ».
Selon un communiqué, cette initiative du gouvernement, portée par le ministre en charge de l'Intégration africaine, a été mise en oeuvre par le Bureau ivoirien pour la promotion de l'intégration africaine (Bipia), structure placée sous tutelle.
À l'ouverture des travaux, le directeur du Bipia, Moussa Mama, a souligné l'importance de la cartographie des communautés africaines vivant en Côte d'Ivoire. Selon lui, cette démarche ne constitue pas un simple exercice statistique, mais un véritable outil de planification et d'aide à la décision publique.
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Il s'agit notamment de mieux connaître la provenance, la localisation, l'importance démographique, l'organisation, les activités économiques et sociales, ainsi que les besoins et préoccupations des différentes communautés africaines présentes sur le territoire ivoirien. Cette connaissance doit également permettre de mieux comprendre leurs dynamiques d'intégration et les facteurs susceptibles de favoriser leur participation à la vie nationale.
Pour Moussa Mama, « mieux connaître les communautés, c'est aussi mieux les comprendre », une démarche qui peut contribuer à prévenir les incompréhensions, les préjugés et les tensions.
Le choix de Séguéla pour cette 9e édition s'inscrit dans cette dynamique. Présentée comme une terre d'histoire et de brassage, la ville illustre la diversité de la Côte d'Ivoire et la coexistence de différentes communautés.
Le préfet de la région du Worodougou, préfet du département de Séguéla, a pour sa part évoqué les enjeux liés aux dynamiques territoriales, notamment la question de l'orpaillage clandestin. Selon les données évoquées, près de 60 % des sites d'orpaillage clandestin recensés dans le District du Woroba seraient concentrés dans la région du Worodougou.
Il a toutefois insisté sur la nécessité de distinguer la lutte contre l'orpaillage clandestin de la promotion de l'intégration des communautés africaines, tout en reconnaissant que ces questions peuvent se croiser dans la gestion des territoires.
Au-delà des échanges et des réflexions, cette édition a également été marquée par des activités sociales et culturelles. Le vendredi 28 août, une opération de don de sang a mobilisé les participants autour d'un geste de solidarité.
La même journée, des groupes représentant plusieurs communautés de pays membres de la Cedeao ont présenté des danses traditionnelles au centre culturel Madegbè de Séguéla. Les communautés peuhl et koyaka ont, notamment valorisé leurs expressions culturelles et leurs traditions devant un public venu nombreux.
À travers ces différentes activités, les Journées des communautés africaines ont offert un cadre de rencontre, de solidarité et de valorisation de la diversité culturelle, dans un esprit de fraternité et de vivre-ensemble.