Tunisie: Réforme des entreprises publiques au pays - Sara Zaafrani Zenzri appelle à une refonte totale de la gouvernance publique

2 Septembre 2026

Face à la crise financière qui fragilise les entreprises de l'État, la Cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, tape du poing sur la table. À travers une circulaire adressée à l'ensemble des ministres, secrétaires d'État et dirigeants d'organismes publics, l'exécutif fixe une nouvelle feuille de route axée sur la rigueur budgétaire, la transparence et la responsabilité des gestionnaires.

Six leviers stratégiques pour redresser les entreprises publiques

Cette réorganisation en profondeur repose sur plusieurs priorités d'action. Le gouvernement entend d'abord assainir la situation financière en optimisant l'exploitation et en valorisant le patrimoine public. Sur le plan opérationnel, la modernisation passe par la numérisation des procédés, la clarification des comptes financiers et un encadrement strict des aides sociales. Enfin, l'administration mise sur le renforcement du capital humain et un contrôle accru de la part des ministères de tutelle.

Pour garantir l'efficacité de ces mesures, chaque structure devra aligner ses objectifs sur les plans de développement nationaux. Des indicateurs de performance précis permettront d'évaluer concrètement l'amélioration de la qualité des services offerts aux citoyens.

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Autofinancement et ciblage des investissements prioritaires

Le modèle économique des projets publics évolue lui aussi. La circulaire préconise de diversifier les sources de financement en stimulant l'autofinancement et en réservant l'emprunt aux investissements rentables. Désormais, les ressources publiques seront orientées en priorité vers les projets générant un impact économique et social direct, avec un suivi strict des calendriers de réalisation.

Fin des subventions à fond perdu et instauration de la redevabilité

Si les établissements publics demeurent les piliers de l'économie tunisienne et du développement des infrastructures, l'accumulation de leurs déficits menace l'équilibre des finances de l'État. Pour stopper cette dépendance aux aides publiques sans gain de performance, le gouvernement introduit une logique de responsabilité directe.

Les ministères de tutelle exerceront une surveillance rapprochée sur la gestion, la validation des budgets et le respect des échéances légales. Tout retard injustifié ou manquement de la part des dirigeants exposera ces derniers à des sanctions et à des mesures correctives immédiates. Une coordination administrative accélérée doit parallèlement débloquer l'exécution des projets et garantir la continuité des services essentiels.

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