Mali: Carburant et électricité sont disponibles à Bamako, la fourniture reste erratique dans le pays

Au Mali, cela fait désormais un an - depuis septembre 2025 - que les jihadistes du Jnim, lié à al-Qaïda, ont décrété un embargo sur les importations de carburant. Les attaques de camions-citernes ont fait des dizaines de morts et provoqué de graves pénuries d'hydrocarbures et d'électricité, mais la mise en place d'escortes militaires a progressivement permis de sécuriser des convois. Depuis des mois, l'approvisionnement du pays est très fluctuant. Ces dernières semaines, la situation s'est largement améliorée à Bamako. Ailleurs dans le pays, l'approvisionnement reste inégal.

« Je ne sais pas l'état des réserves, mais la plupart des stations sont ouvertes et elles ont de l'essence et du gasoil ». Les nombreux Bamakois interrogés font tous le même constat : « le carburant est disponible » et les interminables files d'attente devant les stations ont disparu. Dimanche 30 août, plus de 900 citernes sous escorte militaire ont été réceptionnées dans la capitale, selon la Direction générale commerce, consommation et concurrence (DGCC).

Côté électricité, même constat : les coupures qui atteignaient une quinzaine d'heures, jusqu'à trois jours de suite dans certains quartiers, ne sont plus d'actualité. « On a du courant presque toute la journée », se réjouit un père de famille. Une amélioration notable qui dure depuis deux à trois semaines, selon les personnes interrogées.

« Tout va super bien », se réjouit un habitant de la capitale ; « ça va mieux, en ce moment », tempère un autre, qui sait que les jihadistes du Jnim peuvent resserrer l'étau à tout moment.

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Au-delà de Bamako, l'approvisionnement reste erratique : si la situation s'est également améliorée à Ségou et Koutiala - carburant disponible et coupures réduites -, les habitants de Mopti n'ont toujours que cinq heures d'électricité quotidiennes et les quelques stations approvisionnées en carburant le vendent plus cher que dans la capitale.

À Bandiagara, seul le marché noir permet de trouver du carburant, à des prix bien supérieurs aux tarifs réglementés.

À Koro et Bankass, les habitants sont privés d'électricité de manière quasi continue depuis plusieurs mois.

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