Burkina Faso: Programme Pro-Paix-Jeunesse - 72 heures pour promouvoir la paix et la cohésion sociale

2 Septembre 2026

L'organisation EIRENE a lancé, mercredi 2 septembre 2026, à Ouagadougou, les « 72 Heures de la paix au Burkina Faso », dans le cadre de la clôture prochaine de son programme Pro-Paix-Jeunesse.

L'organisation pacifiste allemande EIRENE et ses partenaires sont toujours engagés dans la promotion de la paix. Dans ce cadre, elle a initié ses 72 heures du 2 au 4 septembre 2026, au musée national de Ouagadougou au profit des bénéficiaires du programme Pro-Paix-Jeunesse (PPJ). La cérémonie de lancement s'est tenue, sous la présidence du représentant du ministre de la Justice, Brahima Sawadogo. Saluant cette activité, il a indiqué que la promotion de la paix doit être un élément phare pour toute association. « La recherche de la paix est un impératif pour tout le monde, toutes structures qui oeuvre pour la promotion de la paix est la bienvenue », a-t-il déclaré.

Selon les initiateurs des 72h de la paix au Burkina Faso, cet évènement vise, entre autres, à valoriser les principaux résultats, réalisations et changements enregistrés dans le cadre du PPJ. Il s'agit également de créer des espaces de dialogue et de réflexion multi-acteurs autour de la paix, de la cohésion sociale, de la prévention et de la gestion des conflits, etc.

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Selon le coordonnateur régional de EIRENE au Sahel, Boniface Cissé, le programme au Burkina Faso est exécuté avec l'Organisation pour le renforcement des capacités de développement (ORCADE), le réseau ouest-africain d'édification de la paix (WANEP-Burkina Faso) et l'Association pour la promotion de l'éducation non formelle (APENF). Le PPJ, a-t-il souligné, a été mis en oeuvre pendant trois ans dans 16 communes au Burkina Faso.

« Il a notamment travaillé au renforcement des capacités des jeunes, au développement de leur résilience face aux violences et à leur engagement en faveur de la paix et de la sécurité », a-t-il précisé. Boniface Cissé a noté que ces trois jours d'activités vont permettre de présenter au public les acquis de trois années et de renforcer les liens entre les jeunes issus des différentes communes d'intervention.

Un espace de réseautage entre jeunes

Pour lui, l'un des principaux acquis du programme est la formation de jeunes messagers de paix. Il a relevé que ces derniers sont désormais engagés dans leurs communautés et participent à des initiatives locales en faveur de la paix. Selon Boniface Cissé, le programme Pro-Paix-Jeunesse a également accompagné des initiatives en faveur des femmes, notamment celles déplacées internes. A Boussouma, précisément dans le village de Louda, l'association Neerwata a bénéficié de l'accompagnement de WANEP-Burkina Faso pour organiser une formation au profit de femmes déplacées internes.

La présidente de l'association, Mélika Zamtako a salué l'initiative, estimant qu'elle a contribué à l'autonomisation des femmes et au rapprochement entre les bénéficiaires et les femmes des communautés hôtes. « Plus, il y a les moyens, plus il y a l'autonomisation », a-t-elle soutenu. Quant à Samira Tamboura, ce programme a été la bienvenue puisqu'ayant bénéficié de formations sur la transformation les produits locaux. « Les formations sur la transformation du lait en d'autres mets prêts à consommer nous ont permis de gagner de l'argent », a-t-elle révélé.

Au cours des « 72 Heures de la paix », les jeunes venus de différentes localités vont échanger sur leurs expériences et découvrir les initiatives menées par leurs pairs. Une journée des communautés, des émissions radiophoniques, des ateliers et espaces d'apprentissage, des panels et échanges sont, entre autres, activités prévues de cet évènement. Fondée en 1957 par des chrétiens pacifistes, EIRENE met en oeuvre le programme Pro-Paix-Jeunesse au Burkina Faso et au Niger, en partenariat avec des organisations de la société civile.

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