Au Sénégal, les premières réactions politiques au lendemain de l'annonce d'un accord avec le Fonds monétaire international sur un prêt de 2,2 milliards de dollars pour soulager les finances de ce pays surendetté. Le Pastef exige une transparence absolue sur le plan de traitement de la dette du Sénégal, c'est-à-dire les mesures que le pays va prendre pour rendre sa dette viable, et sur les conséquences qu'elles auront pour la population.
Pour le Pastef-Les Patriotes, dont est issu le président Bassirou Diomaye Faye, mais qui, depuis sa brouille avec Ousmane Sonko, se positionne comme un parti d'opposition, dès lors que les conditions de remboursement d'une dette sont modifiées, « le pays entre dans une logique de restructuration ».
Mais au-delà du mot que le Pastef et les autorités se renvoient comme une patate chaude, le parti d'Ousmane Sonko exige une transparence absolue sur les conditions de renégociations de cette dette et le possible impact sur l'économie et les ménages. Pour Ayib Daffé, député du Pastef, « les Sénégalais ne doivent pas payer deux fois, subir les conséquences d'une dette et être demain les premiers à supporter par les taxes la baisse des subventions ou la compression des dépenses sociales le coût de sa restructuration ».
Le gouvernement promet de sécuriser les droits sociaux
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En face, le gouvernement appelle les acteurs politiques à « regarder de l'avant et ne plus nous concentrer sur les discussions polémiques qui peuvent être préjudiciables pour l'économie nationale ».
Si peu de détails sont, pour l'heure, donnés sur les négociations à venir avec les créanciers étrangers, le secrétaire général du ministère de l'Économie et des Finances assure qu'avec moins de poids de la dette sur le budget et une meilleure répartition des subventions, des droits sociaux pourront être sécurisés.
« Cela permet à l'État de dégager des marges pour augmenter les filets sociaux, pour consolider la couverture maladie universelle, pour également préserver la bourse des étudiants et aussi se concentrer sur l'accès à d'autres infrastructures sociales de base », explique Aliou Ndiaye.
Le Sénégal, pour l'heure, promet aussi de continuer à honorer ses échéances. La prochaine est dès le 13 septembre, avec 34 millions de dollars pour le remboursement partiel d'un eurobond.