Luanda — Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union africaine (UA) ont approuvé samedi les documents qui seront soumis dimanche à la 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement pour décision finale.
L'information a été communiquée à la presse par l'ambassadeur d'Angola en Éthiopie et représentant permanent auprès de l'UA et de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), Miguel Bembe, en sa qualité de porte-parole de l'événement.
Parmi les documents approuvés lors de la 26e session extraordinaire du Conseil exécutif de l'UA, tenue samedi à Luanda, figurent l'ordre du jour et le programme de la 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement, consacrée au renforcement des mécanismes de prévention et de règlement des conflits sur le continent.
Selon Miguel Bembe, les documents issus des travaux préparatoires du Sommet ont également été approuvés, notamment la Décision de Luanda, le Plan d'action de Luanda et sa Matrice de mise en oeuvre.
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Le diplomate a expliqué que l'approbation de ces instruments permettra aux chefs d'État et de gouvernement de les examiner et, le cas échéant, de les adopter lors du Sommet extraordinaire.
S'agissant des mécanismes de financement de la prévention et du règlement des conflits en Afrique, Miguel Bembe a indiqué que plusieurs propositions avaient été présentées au cours des discussions ministérielles.
« Nous allons attendre que ces propositions soient soumises aux chefs d'État et qu'une décision finale soit prise, afin de pouvoir révéler la décision qui sera arrêtée concernant les différentes propositions présentées ici et désormais transmises aux présidents », a-t-il déclaré.
L'ambassadeur a toutefois relevé l'existence d'un consensus entre les États membres sur la nécessité pour l'Afrique d'assumer un rôle moteur dans le financement de ses propres décisions et de garantir les ressources nécessaires à leur mise en oeuvre.
Il a souligné que le continent devait faire entendre sa voix non seulement dans la définition des programmes et des décisions, mais aussi assumer la responsabilité d'en assurer la mise en oeuvre.
Miguel Bembe a par ailleurs estimé que les discussions s'étaient déroulées dans un climat cordial et ouvert, soulignant que les États membres étaient parvenus à parler « d'une seule voix » au niveau ministériel.
« Au cours de la réunion, l'Afrique a parlé d'une seule voix au niveau des ministres et nous sommes convaincus que demain, les chefs d'État et de gouvernement parleront également d'une seule voix », a-t-il affirmé.
La 21e session extraordinaire de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'UA se tiendra dimanche à Luanda. Elle aura pour objectif d'examiner et d'adopter les documents issus des travaux préparatoires, avec une attention particulière accordée au renforcement des mécanismes africains de prévention et de règlement des conflits.