Au Kenya, les critiques pleuvent depuis l'annonce du président William Ruto mercredi dernier. Il avait alors affirmé que les petits commerces tenus par des étrangers au Kenya devaient fermer à partir de ce lundi 7 septembre. Une annonce destinée à apaiser les commerçants kényans qui avaient manifesté quelques jours plus tôt contre une hausse des taxes à l'importation, mais qui a aussi provoqué une vive inquiétude...
De nombreux Burundais, Ougandais ou encore Tanzaniens travaillent au Kenya dans la vente de nourriture, de vêtements ou encore la construction. Face à la polémique, les autorités ont depuis tenter de clarifier leur position.
Le ministre du Travail a ainsi tenu à clarifier les propos du président. Dans un communiqué publié dimanche, il affirme qu'il y a eu « une utilisation abusive des demandes de visas », conduisant certaines personnes, sous un statut de touriste notamment, à exercer des « activités contraires » aux conditions qui leur ont été accordées. Ces personnes verront leur visa révoqué, précise le ministre.
Le numéro 2 du ministère des Affaires étrangères a lui précisé sur X que les citoyens est-africains, étaient « libres de vivre au Kenya », à condition qu'ils exercent leur activité professionnelle dans le respect de la loi. Il a évoqué notamment les ressortissants burundais, très nombreux dans le pays, qui s'inquiétaient de l'annonce du président.
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Inquiétude relayée par Bujumbura et qui a tourné au bras de fer diplomatique. Les autorités burundaises ont convoqué samedi une réunion des ambassadeurs des pays de la Communauté des États d'Afrique de l'Est pour échanger sur ce qu'elles qualifient de « situation préocupante » au Kenya. Le Burundi évoque des « maltraitances et discriminations » contre certains de ses ressortissants, au point d'annoncer l'envoi prochain de bus vers le Kenya pour faciliter leur retour.
Plusieurs ONGs de défense des droits humains ont aussi condamné les propos du président William Ruto. Soulignant que son annonce risquait « d'encourager les discriminations et le profilage xénophobe ».
