Burkina Faso: Universités publiques - 99,69 % des filières sont désormais normalisées

8 Septembre 2026

Le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Adjima Thiombiano, a animé une conférence de presse le lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou. Il a annoncé que 99,69 % des filières des universités publiques sont désormais normalisées, avec un objectif de 100 % d'ici au 21 septembre 2026, pour une rentrée académique sous le signe de la régularité.

99,69 % des filières des universités publiques sont désormais normalisées. C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Adjima Thiombiano, lors d'une conférence de presse tenue le lundi 7 septembre 2026 à Ouagadougou. Il a aussi annoncé que ce taux devrait atteindre 100% le 21 septembre prochain, après la finalisation des stages de la filière pharmacie de l'université Joseph-Ki-Zerbo, la seule filière encore en entente sur les 321 recensées. « Dès la rentrée académique 2026-2027, nous aurons une normalisation complète des années académiques », a-t-il assuré.

Selon Adjima Thiombiano, le taux de normalisation de 99 ,69%, enregistré depuis le 31 août 2026 marque une avancée significative par rapport aux années précédentes où le taux de normalisation était passé de 50,47% en octobre 2023 à 81,31% en octobre 2024, puis à 92,52% au 30 septembre 2025.

Il a rappelé que les difficultés à la base des retards académiques ont été constatées depuis 2008 et se sont accentuées avec le système Licence Master Doctorat (LMD) en 2010.

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« En 2023, des retards allant de 3 à plus de 30 mois étaient constatés, avec parfois trois promotions au même niveau.

Des mesures pour consolider les acquis

Les étudiants passaient en moyenne 5 à 6 ans pour obtenir leur licence, alors qu'il leur faut trois ans », a déploré le ministre chargé de l'Enseignement supérieur. Il a relevé que plusieurs stratégies ont été tentées sans succès. « C'est en 2023, avec le livre blanc, qu'une réponse globale a été engagée », a indiqué Adjima Thiombiano

Le ministre chargé de l'Enseignement supérieur a expliqué que la stratégie est structurée en plusieurs actions à savoir, assainissement des statistiques, suivi rigoureux des activités académiques, intégration de la plateforme « Campus Faso », recrutement d'enseignants-chercheurs et paiement progressif des dettes académiques. « Nous avons instauré l'ordre et la discipline pour tous les acteurs. Chacun se posait désormais la question : Que puis-je faire pour mon université, pour mon pays ? », a-t-il souligné.

Adjima Thiombiano a rendu hommage au Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, ainsi qu'au Premier ministre et à l'ensemble du gouvernement qui ont permis la résorption de ces retards académiques. Il a salué les enseignants-chercheurs qui ont sacrifié leurs vacances sans contrepartie financière et les étudiants qui ont suivi des cours jusqu'à 23h. « Aujourd'hui, ce sont véritablement nos héros », a-t-il déclaré. Le ministre chargé de l'Innovation a soutenu que chaque Burkinabè devrait être fier de s'identifier aux universités par la qualité du travail et le respect de l'ordre et de la discipline. Interrogé sur les actions pour éviter de retomber dans les retards, le ministre Adjima Thiombiano a cité plusieurs mesures.

« D'abord, la vigilance, le suivi rigoureux sans complaisance. Il y a également la mise en place d'un conseil d'établissement élargi pour anticiper les problèmes, la poursuite des recrutements d'enseignants, ainsi que la transition vers un enseignement supérieur orienté vers la professionnalisation », a-t-il détaillé. Le ministre chargé de l'Enseignement supérieur a ajouté que des sanctions pourraient être infligées encore, si nécessaire.

  

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