Le ministère de la Pêche et de l'Économie bleue a finalement tranché sur le litige entre les pêcheurs traditionnels d'Ambalamanga du pont Fitim et des migrants venant d'Ampasindava. L'utilisation de filets illégaux et non réglementaires (kaôky be) par les migrants a opposé les deux parties, il y a quelques mois. Lors de son passage, le secrétaire général du ministère de la Pêche et de l'Économie bleue, docteur Be-Rija Ravelomanantsoa, a confirmé l'interdiction de l'utilisation de la senne de plage et des engins de pêche confectionnés à l'aide de tulle moustiquaire.
L'arrêté ministériel du 11 janvier 2018 interdit l'utilisation de la senne de plage sur tout le territoire de la République de Madagascar et dans les eaux sous juridiction nationale. Tout filet maillant ou tournant manipulé depuis le rivage qui détruit les fonds marins et capture les jeunes poissons est proscrit. L'utilisation de tulles ou de moustiquaires comme filets de pêche est formellement interdite en raison de la capture destructrice du fretin et des juvéniles.
« L'utilisation de ces matériels de pêche « kaôky be » est suspendue sur tout le territoire et notamment à Mahajanga. La pêche est régie par un code et une loi. La génération future est menacée si l'on autorise ces genres de matériels. Il faut protéger les ressources halieutiques et préserver la biodiversité marine contre la surpêche destructrice. Une recherche de solution est en cours. Mais tout le monde devra d'abord régulariser sa situation pour commencer », a déclaré le secrétaire général.
Le nouveau directeur régional de la Pêche Boeny a également appelé les concernés à la régularisation de leur situation à Mahajanga. « Tous les pêcheurs de Mahajanga devront intégrer le secteur formel. Ils sont appelés à le faire avant le contrôle du ministère », a précisé le directeur, Yvon Velomanana.
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L'opération de sensibilisation pour la régularisation de la situation des pêcheurs locaux consiste à la délivrance de cartes de pêcheur. « Les pêcheurs devront obtenir une autorisation avant d'exercer cette activité. Ils doivent posséder une carte. De plus, le permis de collecte et la carte sont également exigés pour les collecteurs. Ces documents sont obligatoires pour ceux qui exercent l'activité. La loi sera appliquée à ceux qui ne sont pas en possession de ces documents », a averti le chef de service de la Pêche Boeny, Fabrice Ramangamahay.
La réforme du Code de la pêche est en cours pour cette année. L'objectif du ministère vise la protection contre la capture des alevins juvéniles et la lutte contre la pêche illégale.