Ibrahim Al-Amin, dirigeant du Parti Oumma national a déclaré lors du Forum du dialogue soudanais-soudanais, tenu aujourd'hui au siège du parti à Khartoum, que ce dialogue offre une occasion de rebâtir l'État soudanais sur de nouvelles bases, fondées sur une large participation, la valorisation des compétences et l'octroi de davantage de pouvoirs aux communautés locales dans la gestion de leurs affaires.
Il a appelé à un dialogue strictement soudanais, affirmant que les Soudanais sont capables de gérer leurs affaires et de formuler des solutions à leur crise sans tutelle ni ingérence étrangère.
M. Al-Amin a souligné que le dialogue doit entraîner un changement dans la manière de gouverner, en passant de la centralisation à la construction d'institutions qui partent du village, du quartier et de la communauté locale pour aboutir aux structures de l'État, tout en donnant aux administrations des prérogatives élargies pour fournir les services et accélérer les changements.
Il a estimé que le Soudan regorge de compétences et a plaidé pour que toute personne capable et qualifiée puisse diriger les institutions, le rôle du ministre devant se limiter à définir les politiques et à déléguer les pouvoirs, tandis que des structures administratives indépendantes assurent l'exécution et la gestion.
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Il a aussi appelé à remplacer la culture du « nous ordonnons aux gens » par celle du « nous écoutons les gens », considérant que la participation du peuple soudanais à la définition de ses priorités et à la gestion de ses affaires constitue une porte d'entrée essentielle vers un État stable.
Enfin, il a insisté sur le fait que l'unité du Soudan n'est pas négociable et que le dialogue doit devenir une démarche pratique et continue, afin de bâtir un « Soudan moderne » fondé sur la participation, la citoyenneté et l'unité nationale.