Madagascar: Aéroport d'ivato - Le Bureau anticorruption facilite le signalement

Les passagers de l'aéroport international d'Antananarivo disposent désormais d'un point de contact supplémentaire pour signaler d'éventuels faits de corruption. Un kiosque du Bureau indépendant anticorruption a été officiellement installé hier à Ivato, dans le cadre du partenariat engagé avec Ravinala Airports. La collaboration entre les deux institutions ne date toutefois pas d'hier. Elle est active depuis près de deux ans et vise notamment à réduire les risques de corruption au sein de la plateforme aéroportuaire.

Le dispositif permet aux usagers, aux passagers et aux différents acteurs de l'aéroport de s'informer, d'être sensibilisés et, surtout, de signaler des pratiques suspectes. Le signalement peut se faire auprès du kiosque, par téléphone grâce au numéro affiché sur place ou en scannant les codes QR présents sur les écrans de l'aéroport. Les usagers peuvent également effectuer leur démarche directement auprès du Bureau indépendant anticorruption. L'identité des personnes effectuant un signalement reste confidentielle.

Cette présence répond à un constat établi lors d'un diagnostic mené dans les différents aéroports du pays. Certaines pratiques et failles dans les procédures ont été identifiées comme pouvant favoriser des situations de corruption. L'objectif est donc d'agir en amont, en réduisant ces risques et en donnant aux usagers un moyen plus accessible de faire remonter les problèmes.

Pour Daniel Lefebvre, directeur général de Ravinala Airports, la qualité de l'expérience passager passe aussi par un environnement fondé sur la confiance et l'intégrité. L'engagement aux côtés du Bureau indépendant anticorruption vise ainsi à renforcer cette dimension dans les aéroports d'Antananarivo et de Nosy Be.

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De son côté, Gaby Nestor Razakamanantsoa, directeur général du Bureau indépendant anticorruption, rappelle que la lutte contre la corruption ne repose pas uniquement sur la sanction. La prévention, la sensibilisation et la participation de tous les acteurs sont également nécessaires. « Isika rehetra miara-mandray andraikitra ihany no afaka miady amin'ny kolikoly », insiste-t-il, appelant à une mobilisation collective.

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