Invité de l'émission « Aïn 3la Al Barlaman » (« Un oeil sur le Parlement ») sur Rue20, El Hassan Lachguar, candidat de l'USFP aux législatives de 2026, a détaillé ce qu'il présente comme une méthode simple pour restaurer le pouvoir d'achat des ménages marocains. Trois mesures, selon lui, suffiraient à inverser une tendance que les citoyens subissent depuis plusieurs années.
Premier levier : les salaires. Lachguar plaide pour une revalorisation progressive du salaire minimum et pour une hausse des rémunérations des fonctionnaires et des salariés du secteur public, indexée chaque année sur l'inflation réelle. Une mécanique d'ajustement automatique, plutôt qu'une négociation renouvelée à chaque round de dialogue social.
Deuxième levier : la fiscalité. Le candidat USFP pointe un déséquilibre qu'il juge intenable. Les salariés, dont les revenus sont déclarés et prélevés à la source, portent une charge fiscale directe et visible, quand d'autres catégories de contribuables échappent à cette transparence. Réviser l'impôt sur le revenu, pour lui, revient d'abord à élargir l'assiette fiscale et à cesser de faire peser l'effort sur la même catégorie de citoyens.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Troisième levier : la concurrence. Lachguar réclame un Conseil de la concurrence doté de moyens matériels et humains réels pour mener des enquêtes approfondies sur les acteurs économiques dominants, ces groupes qui contrôlent des milliards de chiffre d'affaires sans contrôle effectif. Sans ces moyens, avance-t-il, l'institution reste un organe sans autorité réelle sur les marchés.
Pour Lachguar, une hausse de salaire qui se contente de suivre l'inflation n'est pas un progrès social, mais un simple maintien du niveau de vie. Si les prix grimpent de cinq points sur deux ans, dit-il en substance, un salaire qui progresse d'autant ne fait que rattraper un terrain déjà perdu, il ne restitue rien de plus. Une manière de rappeler qu'un discours gouvernemental vantant des hausses salariales comme une avancée sociale ne dit pas toute la vérité sur le pouvoir d'achat réel des Marocains.