- Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, l'ambassadeur Harith Idriss a affirmé que viser des civils et semer la terreur parmi eux ne peut être ni justifié ni normalisé. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les auteurs d'atrocités et de violations, où qu'ils se trouvent.
S'exprimant devant le Conseil de sécurité sur la situation au Soudan, il a déclaré que son pays, en commémorant le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, se souvient aussi des souffrances infligées à sa population par les atrocités imputées aux Forces de soutien rapide.
Il a rappelé que les attentats du 11 septembre avaient bouleversé la conscience humaine et montré l'ampleur des tragédies causées par le terrorisme lorsqu'il frappe sans distinction des civils. Il a ajouté que le peuple soudanais attendait la solidarité de la communauté internationale face aux violations subies.
Harith Idriss a cité parmi ces violations les meurtres de masse, les violences sexuelles, les déplacements forcés, le siège, la famine et la destruction des communautés locales. Il a enfin appelé le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités et à ne pas laisser ces crimes devenir une réalité acceptée ni leurs auteurs échapper à la justice.