- Le représentant permanent du Soudan auprès des Nations unies, l'ambassadeur Harith Idriss a affirmé devant le Conseil de sécurité que traiter les parties au conflit sur un pied d'égalité n'est pas une approche équitable. Il a estimé que mettre sur le même plan les Forces armées soudanaises, les milices, les mercenaires et les combattants étrangers constitue une atteinte à la justice.
Le diplomate soudanais a également critiqué une approche unilatérale de la guerre au Soudan, dénonçant l'imposition de sanctions onusiennes sans débat transparent et approfondi. Il a plaidé pour le maintien des mécanismes de la diplomatie multilatérale, au lieu de politiques fondées sur les seuls intérêts nationaux d'un État particulier.
Harith Idriss a par ailleurs interrogé la communauté internationale sur les mesures prises pour dissuader ce qu'il a décrit comme des crimes de génocide et des violations commises par les Forces de soutien rapide. Il a aussi soulevé la question de l'usage d'armes d'origine occidentale dans le conflit, demandant si des évaluations sur leur chaîne de contrôle et leur transfert avaient été menées.