Cote d'Ivoire: Koumassi - Adjaratou Traoré descend de l'Hémicycle pour rendre compte

12 Septembre 2026

De l'Hémicycle à Koumassi. Samedi, la députée Adjaratou Traoré a rendu compte de son mandat, expliqué les lois votées et recueilli les préoccupations de ses mandants.

Après la première session ordinaire 2026 de l'Assemblée nationale, achevée en juin dernier, la députée de Koumassi, Adjaratou Traoré épouse Coulibaly, est allée à la rencontre de ses mandants. À sa permanence de Koumassi, samedi 12 septembre 2026, l'élue a animé une tribune baptisée « Assemblée hors les murs », conçue comme un espace de restitution citoyenne, d'écoute et de dialogue. « Rendre compte. Écouter. Bâtir ensemble ». C'est autour de cette démarche que s'est articulée la rencontre.

D'entrée, Traoré Adjaratou épouse Coulibaly a rappelé les trois principales missions du député : représenter les populations, légiférer et contrôler l'action du Gouvernement. À ces responsabilités s'ajoute, selon elle, une exigence essentielle : rendre compte du mandat confié par les citoyens. La députée a ainsi présenté le bilan de la première session ordinaire 2026 de l'Assemblée nationale, marquée par 163 jours de travaux, 27 projets de loi examinés, dont 26 adoptés à l'unanimité, et un taux de présence avoisinant 90 %.

Parmi les textes majeurs évoqués figure le Plan national de développement (Pnd) 2026-2030, présenté comme la feuille de route de la Côte d'Ivoire pour les cinq prochaines années. « Nous avons voté le grand Plan national de développement, le Pnd 2026-2030. C'est la feuille de route du pays pour les cinq prochaines années : plus d'écoles, plus d'hôpitaux, une économie plus forte et davantage d'emplois pour notre jeunesse », a-t-elle expliqué.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Pour la députée, le travail parlementaire ne saurait être dissocié des réalités quotidiennes des populations. Elle a notamment évoqué les réformes relatives au foncier rural, ainsi que la structuration de filières telles que le coco, le karité et l'élevage. « Koumassi ne vit pas isolée du reste du pays.

Les produits que nous retrouvons dans nos marchés proviennent en partie de nos zones de production. Voilà pourquoi une loi votée sur le foncier ou l'agriculture à l'Assemblée nationale peut sembler éloignée de Koumassi, alors qu'en réalité, elle peut avoir des conséquences jusque dans nos marchés, dans nos assiettes et dans le portefeuille de nos ménages », a-t-elle souligné.

L'élue a présenté plusieurs textes destinés, selon elle, à renforcer la protection et la reconnaissance de ceux qui ont consacré leur vie au travail. « Derrière chacun de ces textes, il y a une même exigence : ne laisser personne au bord du chemin », a-t-elle déclaré. La rencontre a été l'occasion pour la députée d'expliquer les actions de sa fondation, Adjaratou Dêmin, notamment en faveur des femmes et des jeunes.

S'appuyant sur sa structure, elle dit accompagner les populations grâce au financement d'activités génératrices de revenus, à l'alphabétisation et à des actions de sensibilisation. L'objectif, a-t-elle expliqué, est aussi de faire le lien entre les décisions prises au Parlement et les opportunités susceptibles de bénéficier concrètement aux populations de Koumassi. Vice-présidente du Parlement de la Cedeao, Traoré a par ailleurs Adjaratou mis à profit cette tribune pour présenter les actions conduites au niveau communautaire.

Elle a expliqué que l'ambition du Parlement de la Cedeao est de « faire tomber les barrières pour que les opportunités puissent, elles, franchir les frontières ». Une dynamique qu'elle résume en une formule : « Une Côte d'Ivoire forte dans une Cedeao forte, c'est davantage d'opportunités pour nos populations, nos entrepreneurs, nos femmes et notre jeunesse».

À l'approche de la rentrée parlementaire, prévue le 1er octobre 2026, la députée entend maintenir cette proximité avec ses électeurs. « Nous allons poursuivre cette dynamique avec nos permanences de proximité et les commissions d'évaluation des politiques publiques, pour vérifier que les lois votées changent concrètement votre quotidien », a-t-elle promis. Elle a relevé les efforts de modernisation de l'Assemblée nationale, notamment à travers la formation des députés, la digitalisation et la création d'espaces de débat public, avec l'ambition de mieux faire entendre la voix des citoyens.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.