Alors que les ventes de produits chinois vers le continent ont progressé de plus de 25% depuis le début de l'année, l'Afrique fait aujourd'hui figure de débouché toujours plus stratégique pour Pékin qui doit composer avec une consommation intérieure en berne, une concurrence féroce à l'international et des tensions commerciales croissantes avec l'Europe et les États-Unis.
Portées par la demande mondiale en équipements technologiques, les exportations chinoises ont bondi de 25% au mois d'août. Et si cette hausse continue de s'appuyer sur les ventes de produits chinois vers l'Europe et les États-Unis, Pékin ne mise cependant plus seulement sur ces deux partenaires, comme en témoigne la très forte progression de ses exportations vers l'Afrique.
Alors que le continent en est même devenu l'un des principaux relais de croissance, celui-ci se présente comme un débouché toujours plus stratégique pour l'industrie chinoise : depuis le mois de janvier, les ventes de Pékin vers l'Afrique ont ainsi progressé de plus de 25%. Une hausse qui a même dépassé la barre des 31% pour le seul mois d'août...
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Face à une consommation intérieure en berne et à une concurrence féroce, les industriels chinois cherchent, en effet, toujours plus de débouchés à l'étranger. Et comme leurs produits - machines, véhicules, équipements électriques ou panneaux solaires - sont souvent moins chers, ils répondent aux immenses besoins africains en infrastructures et en énergie.
L'Afrique, de marché périphérique à débouché central
Mais cette progression confirme aussi et surtout que l'Afrique est passée d'un marché périphérique à un débouché central pour les surcapacités manufacturières de la Chine qui y trouve, elle, une opportunité de diversifier ses marchés alors que les tensions commerciales s'intensifient avec Washington et Bruxelles.
Reste que les économies occidentales ne sont pas les seules à s'inquiéter de la puissance exportatrice chinoise dont l'excédent commercial pour 2026 dépasse déjà 800 milliards de dollars et pourrait battre le record de 1 200 milliards atteint l'an dernier : certains producteurs africains confrontés à l'arrivée massive de produits chinois avec lesquels les industries locales peinent à rivaliser ne cachent pas leurs craintes, eux non plus...