Congo-Kinshasa: Dialogue national - Des acteurs politiques et de la société civile contestent le dispositif mis en place par Félix Tshisekedi

14 Septembre 2026

L'ordonnance présidentielle instituant le Comité d'organisation préliminaire du dialogue national suscite des réactions au sein de la classe politique et de la société civile en République démocratique du Congo.

Ce lundi 14 septembre, Emery Okundji, secrétaire général du parti politique d'opposition FONUS, membre de la Coalition Article 64 (C64), estime que le processus ne peut être conduit par une seule partie. « Un dialogue destiné à sortir la RDC de sa crise profonde ne peut pas être organisé, composé et contrôlé par une seule partie, fût-elle l'institution du président de la République », déclare-t-il.

Le président de l'ASADHO, Jean-Claude Katende, exprime également des réserves sur l'ordonnance présidentielle. Il estime que le dispositif annoncé par Félix Tshisekedi indique que « nous allons dans une mauvaise direction ».

Jean-Claude Katende considère notamment que le président de la République aura un contrôle important sur le processus. Il dit attendre la désignation des animateurs du comité pour apprécier l'orientation qui sera donnée au dialogue.

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« Sauvons la RDC » rejette l'ordonnance

De son côté, le mouvement « Sauvons la RDC », formé autour de l'ancien président Joseph Kabila, rejette également l'ordonnance instituant le Comité d'organisation préliminaire du dialogue national.

Le mouvement dénonce notamment le pouvoir discrétionnaire accordé, selon lui, au président Félix Tshisekedi dans l'organisation de ce processus.

Composition du comité

Le président Félix Tshisekedi a créé, dimanche 13 septembre, un Comité d'organisation préliminaire du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l'État. Cet organe est placé sous l'autorité directe du président de la République.

L'ordonnance présidentielle instituant ce comité a été lue dimanche 13 septembre. Le comité comprend un coordonnateur, un coordonnateur adjoint et des membres, tous désignés par le président de la République. « Celui-ci peut également y adjoindre toute personne ou personnalité dont l'expertise est jugée nécessaire », précise l'ordonnance.

Un secrétariat technique composé de onze experts, eux aussi désignés par le président de la République, est rattaché au comité. Il est notamment chargé de préparer les réunions et les documents de travail, de réaliser les études et analyses nécessaires et de centraliser les contributions issues des consultations.

« Le comité exerce sa mission sous l'autorité directe du président de la République et lui rend régulièrement compte de l'évolution de ses travaux par l'intermédiaire de son directeur de cabinet », a précisé la porte-parole du chef de l'État, Tina Salama.

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