Sénégal: Crise en Casamance - Le Professeur Ibou Sané de l'Universitè de Gaston Berger alerte

15 Septembre 2026

Selon lui, les ramifications du conflit dans les pays frontaliers du Sénégal et la porosité des frontières peuvent être une porte ouverte au djihadisme et au terrorisme. Le professeur Ibou Sané s'exprimait lors de la soutenance de thèse de doctorat du général de l'armée à la retraite El hadji Babacar Faye, dont le sujet a porté sur: » Le conflit en Casamance: lecture géopolitique de la sécurité humaine et dynamiques sous- régionales »

Directeur de la thèse et membre du jury, le professeur Ibou Sané a appelé les sénégalais à redoubler de vigilance pour éviter que la façade atlantique soit attaquée car, selon lui toutefois cette est attaquée, il y aura beaucoup de dégats puisque ces mouvements extrémistes et autres vont contrôler la bande atlantique comme ils l'ont déjà à l'intérieur du Sahel

« Voilà pourquoi le conflit Casamance est un conflit qui est très, très important, qu'on doit surveiller. Moi-même, j'ai refusé qu'on dise conflit Casamance. En lieu et place, je dis souvent, c'est le conflit sénégalais en Casamance.

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Ce sont des Sénégalais qui se battent entre eux. D'autres veulent une autonomie, d'autres disent que ce n'est pas possible » explique le professeur Sané.Toutefois, il estime que c'est possible de mettre le focus sur la sortie de crise.

« Aprés les limites de la voie militaire, les lenteurs dans la solution politique et économique avec la relance des activités dans la zone, jusqu'au dernier plan, qui est celui de l'actuel président, j'ai pensé qu'il fallait convoquer la dimension culturelle du développement. Puisque nos bois sacrés ont été souillés par la guerre , puisque l'environnement a été détruit. Donc, nous devons demander pardon. Pardon aux fétiches, aux chefs des fétiches,

demandons pardon aux religions traditionnelles qui ont été détruites; et qu'à partir de ce moment, peut-être, nous pouvons nous asseoir sur la même table.

Continuons à travailler pour qu'enfin, nous sortions de ce bourbier qui plombe le développement du pays » précone le professeur titulaire des iniversités Ibou Sané.

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