Maroc: A Rabat - Grand enthousiasme ittihadi autour du Premier secrétaire

15 Septembre 2026

Le Théâtre national Mohammed V de Rabat a vibré, dimanche 13 septembre 2026, au rythme d'un grand meeting électoral de l'USFP, présidé par le Premier secrétaire du parti, Driss Lachguar. Ce rendez-vous a constitué une étape majeure dans la campagne électorale de l'USFP, avec la présentation des têtes de listes du parti dans les différentes circonscriptions législatives de la région de Rabat-Salé-Kénitra, ainsi que de la tête de la liste régionale.

Devant une salle archicomble, le dirigeant ittihadi a livré une intervention d'envergure, articulée autour de plusieurs messages à portée politique, destinés à mobiliser les militants, à interpeller les électeurs et à réaffirmer les engagements fondamentaux de l'USFP à l'approche du scrutin.

Le Sahara marocain, une Cause nationale qui transcende les calculs partisans

Dans un volet central de son intervention, Driss Lachguar s'est arrêté sur la question de l'intégrité territoriale du Royaume, évoquant la mémoire nationale et militante liée à la défense du Sahara marocain et affirmant que cette Cause nationale est demeurée, pour des générations de Marocains, « notre première boussole nationale ».

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Il a insisté sur le fait que la défense de l'intégrité territoriale ne saurait faire l'objet de surenchères ou de calculs électoraux étriqués. Elle constitue, selon lui, une responsabilité collective qui exige l'unité du front national. Le Maroc mène et a mené une longue bataille politique et diplomatique pour défendre ses droits et ses intérêts nationaux.

Le Premier secrétaire de l'USFP a souligné que la force de la position marocaine a toujours été liée à la clarté de la vision et à la capacité à construire des relations équilibrées avec les différents Etats. Il a notamment mis l'accent sur l'importance de préserver les relations privilégiées du Maroc avec son voisin espagnol, les Etats-Unis, l'Europe et l'ensemble des pays épris de paix.

Dans ce contexte, Driss Lachguar a appelé à ne pas laisser les différends conjoncturels ou les campagnes médiatiques affecter les relations qui servent les intérêts supérieurs du Maroc, notant que la politique étrangère exige un haut degré de responsabilité et une conscience aiguë des intérêts stratégiques du Royaume.

Il s'est également arrêté sur l'importance des relations avec les pays voisins, au premier rang desquels la Mauritanie, mettant en avant la sensibilité de l'environnement régional dans lequel évolue le Maroc et la nécessité, dans ce contexte, d'une vigilance politique et diplomatique ainsi que d'une capacité à faire face aux manoeuvres susceptibles de viser la stabilité de la région.

En lien direct avec la Cause nationale, Driss Lachguar a adressé un message clair aux différents partis politiques, appelant à faire des grandes questions qui intéressent le pays un espace de consensus national, loin des calculs partisans étroits.

Il a, dans ce cadre, critiqué l'absence de certaines voix partisanes lorsqu'il s'agit des grandes Causes nationales, s'interrogeant sur l'utilité de partis dont la présence politique ne se manifeste véritablement que durant les échéances électorales, alors qu'ils sont censés être présents sur l'ensemble des questions qui préoccupent la société et l'Etat.

Il a indiqué que la force d'un parti ne se mesure pas uniquement au nombre de sièges obtenus au Parlement ou à ses résultats lors des élections nationales, régionales et locales. Elle se mesure également à sa capacité à influer sur la vie politique, à défendre les citoyens, à proposer des alternatives et à assumer ses responsabilités lorsqu'il est question des intérêts supérieurs de la Nation.

Dans cette perspective, Driss Lachguar a insisté sur la nécessité de construire un front national uni face à tout ce qui vise le Maroc, considérant que l'intégrité territoriale constitue une cause qui rassemble les Marocains et que la force du pays face aux défis extérieurs dépend également de la solidité de son front intérieur ainsi que de la cohésion de ses institutions et de ses partis.

L'Institution monarchique et la stabilité nationale

Driss Lachguar s'est également arrêté sur la question de la stabilité, rappelant que le Maroc a réussi à préserver la sienne dans un environnement régional et international marqué par de profondes mutations. Il a estimé que l'Institution monarchique a constitué l'un des piliers de cette stabilité à travers les différentes étapes de l'histoire du pays.

Il a évoqué les rôles joués par les Souverains dans l'histoire du Maroc, faisant référence à Feu SM Mohammed V, héros de la libération du pays, à Feu SM Hassan II, artisan de l'unité du Royaume, jusqu'à la période actuelle sous le règne de SM le Roi Mohammed VI.

Il a souligné que les Marocains sont appelés à préserver cette stabilité et à ne pas la considérer comme un acquis ordinaire ou définitivement garanti. La force du Maroc repose, selon lui, sur la cohésion de ses institutions, la fidélité de son peuple à la patrie et sa capacité à relever les différents défis.

Il a fait remarquer que ceux qui misent sur l'affaiblissement de ces fondements se trompent dans leur lecture de l'histoire du Maroc, car l'Etat et la société ont accumulé, au fil des décennies, des facteurs de force permettant au pays de résister aux crises et aux mutations.

La riposte cinglante aux élucubrations de Benkirane

Driss Lachguar a annoncé que «certains ont l'outrecuidance de prétendre que nous aurions conclu un marché avec la majorité sortante». Il a ajouté: « Je lui ai rappelé : nous sommes de la même génération, et nous nous connaissons depuis que nous étions étudiants. Alors, crains Dieu et cesse de semer le doute ». Pas besoin de chercher loin : le « lui » en question n'est autre que Abdelilah Benkirane, secrétaire général du PJD de son état.

Driss Lachguar affirme dans la foulée et avec force : «Je suis né Ittihadi et j'ai grandi Ittihadi», évoquant sa tendre enfance et son adolescence dans les ruelles et les quartiers populaires de Rabat. «L'appartenance à l'USFP n'est pas une simple étape que l'on traverse : c'est de l'histoire, ce sont des positions et une fidélité qui ne changent pas au gré des circonstances».

S'adressant directement au secrétaire général du PJD, il a lancé : «C'est ignominieux que de tenter de s'approprier les efforts des autres», rappelant la marche de solidarité avec l'Irak, «à laquelle ont participé tous les militants du mouvement national, et où nous avons tenu à placer ses dirigeants au premier rang, alors que Benkirane est venu s'incruster, en choisissant de se placer aux côtés des dirigeants et des organisateurs de cette marche».

Driss Lachguar a également rappelé qu'il avait été ministre dans le gouvernement d'avant 2011, mais qu'il avait refusé la pension de retraite allouée aux ministres au terme de leur mandat. Il s'est interrogé : «Si j'étais de ceux qui concluent des marchés, aurais-je refusé 4 millions mensuels depuis 2011 ?

Il a poursuivi : «Je le mets au défi de nous dire lequel de ses ministres du PJD a agi de même», ajoutant : «Je ne dis pas cela pour surenchérir, mais parce qu'il n'est plus possible d'accepter ces futilités qui se poursuivent venant de partout ».

Le dirigeant ittihadi a appelé les militants, les adhérents et les dirigeants du parti à être «prudents face à ce qui se dit», invoquant le verset coranique : «Ô vous qui avez cru ! Si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair [de crainte] que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait ». Il a exigé que les informations soient vérifiées à leurs sources historiques.

L'USFP, défenseur de l'Etat de droit et des institutions

Driss Lachguar n'a pas dissocié la défense de la Cause nationale de celle de la démocratie et de l'Etat de droit, affirmant que l'USFP reste fidèle aux principes de la Constitution, à la primauté du droit et au respect des institutions.

Evoquant certaines pratiques qu'il a jugées répréhensibles, il a expliqué que le parti ne défend pas des personnes ou des positions de responsables, mais les institutions et les règles du fonctionnement démocratique. Il a insisté sur le fait que protéger les institutions ne signifie pas protéger le chef du gouvernement, les ministres ou quelque responsable politique que ce soit, mais défendre l'Etat, ses institutions et leurs prérogatives.

Dans ce contexte, il a précisé que l'USFP a choisi, depuis les rangs de l'opposition, d'exercer ses responsabilités politiques et institutionnelles à travers ses positions, ses initiatives et ses propositions, tout en défendant l'institution parlementaire en tant qu'espace essentiel d'expression de la volonté populaire, de contrôle et de législation.

Il a estimé que l'opposition ne se résume pas à une confrontation avec le gouvernement, mais constitue une responsabilité exigeant du courage politique, la capacité à proposer des alternatives et à interagir avec les préoccupations des citoyens, sans transformer le désaccord politique en conflit visant les institutions.

La mémoire ittihadie mise à l'honneur

Dans le cadre de son intervention sur les élections et les candidats, Driss Lachguar est revenu sur la mémoire de l'USFP, évoquant plusieurs étapes de l'histoire du parti et différentes expériences électorales, tout en rappelant les résultats obtenus par l'USFP dans plusieurs circonscriptions au fil des années.

Il a notamment évoqué des échéances électorales dans les circonscriptions de Rabat-Salé, Kénitra et Sidi Slimane, ainsi que les résultats obtenus par l'USFP au cours des dernières années. Il a rappelé que le parti de la Rose a accumulé, tout au long de son histoire, une expérience politique et militante qui l'a placé au coeur des différentes transformations qu'a connues le Maroc.

A travers ce rappel de la mémoire du parti, Driss Lachguar a clairement cherché à établir un lien entre le passé et le présent et à souligner que l'USFP qui participe aujourd'hui aux élections n'est pas un parti né à la faveur d'une échéance électorale, mais l'héritier d'une longue expérience politique et militante, au cours de laquelle plusieurs générations d'Ittihadis ont assumé des responsabilités et relevé des défis difficiles.

Il a affirmé que la fidélité à cette mémoire ne signifie pas vivre dans le passé, mais plutôt en tirer les enseignements nécessaires pour poursuivre le combat en faveur d'un Maroc démocratique, fort de ses institutions et uni dans la diversité de ses composantes sociales.

La femme ittihadie en première ligne de l'échéance électorale

Dans un autre volet de son intervention, Driss Lachguar a accordé une importance particulière à la représentation des femmes, soulignant que l'USFP a choisi de faire de la présence féminine sur les listes électorales une composante de sa vision de l'égalité et de la participation politique.

Il a affirmé que l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ne saurait se limiter aux slogans, mais passe par l'ouverture de l'accès des femmes aux postes de décision et par leur capacité à assumer des responsabilités au sein des institutions élues.

Dans ce cadre, Driss Lachguar a présenté Khadija Knin, tête de la liste régionale de l'USFP à Rabat-Salé-Kénitra, ainsi qu'Aïcha El Gourji, candidate dans la circonscription du Gharb, exprimant la fierté du parti de leur candidature et indiquant que la liste régionale traduit une conviction ittihadie quant à la nécessité de renforcer la présence des femmes dans la vie politique.

Une bataille de terrain pour restaurer la confiance

Après la présentation des têtes de listes dans les différentes circonscriptions de la région de Rabat-Salé-Kénitra : El Hassan Lachguar dans la circonscription de Chellah-Rabat, Abdelkrim Benatiq dans la circonscription de l'Océan, Abdelkrim El Husseini dans la circonscription de Salé-Médina, Khalil Saadi dans la circonscription de Skhirat-Témara, Ahmed Nouiga dans la circonscription de Sidi Slimane et Rachid Ferchioui dans la circonscription de Khémisset, Driss Lachguar a appelé les militantes et les militants à redoubler d'efforts durant les derniers jours de la campagne électorale.

Il a expliqué que le succès des candidats ne pourra être assuré que par une présence effective sur le terrain et un contact direct avec les citoyennes et les citoyens. Il a particulièrement salué les candidats de la province de Khémisset, louant leur présence, leur engagement et le travail accompli pour aller à la rencontre des électeurs, tout en appelant l'ensemble des militants à poursuivre leur mobilisation dans les différentes circonscriptions.

Il a affirmé que les rencontres populaires, les marches et les rassemblements électoraux ne sont pas de simples rendez-vous organisationnels, mais des espaces de dialogue direct avec les citoyens, permettant d'écouter leurs attentes, d'expliquer les choix du parti et de présenter son programme.

Driss Lachguar a également salué les membres du Bureau politique, les dirigeants du parti, ses cadres ainsi que ses militantes et militants, en reconnaissance des efforts déployés pour encadrer la campagne et accompagner les candidats dans les différentes circonscriptions.

Avant de conclure, Driss Lachguar a évoqué plusieurs figures politiques, parlementaires et militantes des droits humains de l'USFP qui ont marqué l'histoire du parti et du Maroc, particulièrement dans la région, citant notamment Mehdi Ben Barka, Abderrahim Bouabid, Abderrahmane El Youssoufi, Abdelkader Baïna, Abdelouahed Radi, Fathallah Oualalou, Mohamed Lahbabi et Habib El Malki.

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