Au Mali, le journaliste Abdrahamane Keita a été condamné à deux ans de prison par le Pôle de lutte contre la cybercriminalité pour atteinte à l'unité et au crédit de l'État à la suite de propos tenus dans une émission de débat.
Son entourage se dit choqué. À l'énoncé de sa condamnation, le journaliste, lui, est resté stoïque. Le tribunal a condamné ce lundi Abdrahamane Keita a deux ans de prison ferme, sans sursis et à un million de FCFA de dommages et intérêts pour délit à caractère régionaliste pouvant porter atteinte à l'unité et au crédit de l'État, ainsi que pour diffusion de fausses informations.
Pour cause ? En juin dernier, lors de l'émission de débat Le Grand Jury sur la chaine Renouveau TV, le journaliste qui questionnait l'invité sur la gestion de Kidal tombé aux mains des groupes armés, estimait que la ville du nord du Mali était administrée par le chef du JNIM, Iyad Ag Ghaly.
Le ministère public avait estimé que le journaliste avait pris position et porté atteinte au crédit de l'État. Lors de l'audience de fond le 7 septembre, Abdrahamane Keïta avait rejeté les accusations, dénoncé une cabale et rappeler qu'il n'avait aucune intention de diffuser une fausse information.
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A la sortie du tribunal, l'un des avocat d'Abdrahamane Keita, qui avaient plaidé la relaxe de leur client, a indiqué son intention d'interjeter appel. Sollicité, le parquet du pole cybercriminalité n'a pas donné suite.