Lundi 14 septembre, date de la rentrée des classes en Côte d'Ivoire, l'école BAD de Koumassi, une commune d'Abidjan, a connu une rentrée particulière. Cette école accueillait des familles de « Koumassi Campement », ce quartier déguerpi et rasé illégalement en juin dernier. Des familles toujours présentes alors que les élèves reprenaient les cours.
À l'intérieur des salles de classe, c'est un jour de rentrée presque normal. Les élèves font connaissance avec leur enseignant, mais découvrent aussi dans la cour de l'école ces familles installées là.
Djenna Adèle est l'une d'elles : « On ne peut pas être là, assises là, avec nos bagages et les enfants dans les classes. Ce n'est pas joli à voir. Regardez les mères : le matin, on se lève, on se lave dans les toilettes qui sont là, les toilettes des élèves du primaire. On est là, on fait tout avec eux. C'est une honte pour la population, c'est une honte même pour nous. »
Demande d'aide financière
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Ces familles, en majorité des femmes et des enfants, ont également reçu la visite du maire de Koumassi, venu échanger sur leur situation. Ce qu'elles souhaitent, c'est bénéficier d'une aide financière qui leur permettrait de quitter rapidement les lieux. « C'est de l'argent, pour pouvoir prendre une maison. C'est ça, la caution, explique Élodie. Parce que les maisons sont chères, et quand tu vas [en louer une], ils vont te demander dix mois, parfois onze mois de caution. Ce n'est pas facile. Et nous n'avons pas les moyens. C'est pour cela que nous sommes encore là. »
Quatre cents familles identifiées sur des sites d'accueil temporaire ont déjà reçu une aide financière pour leur relogement, selon le ministère ivoirien de la Solidarité.
