La Côte d'Ivoire s'apprête à accueillir un important rendez-vous international consacré à la paix. Du 9 au 14 novembre 2026, Abidjan sera le théâtre du 25e Congrès mondial de l'Ordre mondial des experts internationaux (Omei), placé sous le thème « La paix mondiale ».
À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de faire de la capitale économique ivoirienne un espace de dialogue et de réflexion sur les conflits contemporains, leurs causes et les voies susceptibles de favoriser leur prévention et leur résolution.
À quelques semaines de ce rendez-vous, le comité d'organisation a appelé, le 12 septembre 2026 à Marcory, lors d'une conférence de presse, à une mobilisation des experts internationaux, des institutions de la République et des médias.
Pour Camille Kouassi, préfet hors grade et président de la Commission scientifique du congrès, et conférencier principal, le choix de la Côte d'Ivoire n'est pas fortuit. Il a notamment mis en avant l'expérience du pays en matière de sortie de crise et de reconstruction du tissu social, à la suite de la longue crise qu'a vécue le pays.
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Cette trajectoire confère, selon lui, à la Côte d'Ivoire une légitimité particulière pour accueillir des échanges consacrés à la prévention et au règlement des conflits. « Abidjan abrite la plupart des représentations des institutions internationales. Ce qui est un atout dans la prévention des crises. En outre, la Côte d'Ivoire est sortie d'une longue crise dont les méthodes, les stratégies et la manière d'en sortir ont été reconnues au plan mondial comme un système solide qui inspire », a exposé le préfet hors grade Camille Kouassi.
Le président de l'Omei, Jacques Vialat, a abondé dans son sens en évoquant l'offensive diplomatique très active d'Abidjan en Afrique et dans le monde ainsi que sa participation aux opérations internationales de maintien de la paix.
« La Côte d'Ivoire est fondée à parler de la paix à travers sa propre histoire ; c'est un pays qui a su gérer sa crise et retrouver le vivre-ensemble. La Côte d'Ivoire entretient une relation diplomatique très active avec l'Onu. Par ailleurs, Abidjan est un excellent point de rencontre entre l'Afrique et le reste du monde », a-t-il cité, entre autres.
Le congrès, à en croire le conférencier qui était entouré pour la circonstance de Dr Traoré Mamadou Labib, président de la Commission communication et presse, et Djedjemel Akpa, cadre à la Direction générale des Impôts de Côte d'Ivoire, réunira experts, universitaires, praticiens, responsables d'organisations internationales et décideurs autour des dimensions politique, économique, sociale, sécuritaire, environnementale et culturelle des conflits contemporains.
La première journée sera consacrée aux fondements et aux racines des conflits contemporains, à travers une conférence plénière de haut niveau sur le sous-thème « Ensemble pour un avenir sans frontières ». Des panels spécialisés et des ateliers permettront ensuite de confronter les expériences et d'approfondir les échanges.
L'un des principaux résultats attendus est la « Déclaration d'Abidjan », conçue comme un ensemble de recommandations et une feuille de route en faveur de la résolution des conflits et de la promotion de la paix. Jacques Vialat souhaite ainsi inscrire Abidjan comme un centre international de réflexion réunissant experts, chercheurs, décideurs et acteurs économiques autour de solutions concrètes.
Pour la Côte d'Ivoire, ce congrès constitue également une opportunité de consolider son image de pays de stabilité et de dialogue, tout en renforçant la vocation d'Abidjan comme plateforme internationale de réflexion sur les enjeux de paix.