« Le nouvel organe électoral en Côte d'Ivoire : quelle architecture pour des élections crédibles et apaisées ? » C'est autour de ce thème que l'Observatoire ivoirien des droits de l'Homme (Oidh) a organisé, à son siège, la tribune d'échange dénommée « Les vendredis de l'Oidh ».
Cette rencontre s'est tenue le mardi 15 septembre 2026, en présence de Simone Ehivet Gbagbo, présidente du Mouvement des générations capables (Mgc) et, par ailleurs, initiatrice de la proposition portant création d'un Haut Conseil électoral (Hce). Une rencontre qui s'inscrit dans la mission de l'Oidh à travers la promotion de la démocratie et des droits humains.
Au cours des échanges, l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire a développé sa conception de cette nouvelle « architecture électorale », ainsi que les mécanismes qu'elle propose pour contribuer à des élections crédibles et apaisées.
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Elle estime que le futur organe électoral devrait être véritablement indépendant et propose, à ce titre, qu'aucun représentant des partis politiques ni du gouvernement, notamment du ministère de l'Intérieur, ne siège au sein de cette structure. « Les membres devraient être choisis pour leur intégrité, leur compétence, leur neutralité et ne devraient jamais avoir été membres d'un parti politique ni avoir affiché publiquement leur sympathie pour une formation politique », a-t-elle précisé.
Simone Ehivet Gbagbo a ajouté, dans sa proposition, que les organisations confessionnelles désigneraient deux représentants, un chrétien et un musulman. Deux représentants seraient également issus des organisations de défense des droits de l'Homme, ainsi qu'un représentant de la chefferie traditionnelle, du patronat, des organisations de planteurs, des enseignants-chercheurs des universités, du barreau, des médias et du corps syndical.
Cette composition comporterait 11 membres, auxquels s'ajouteraient deux experts des questions électorales, soit un total de 13 personnes pour constituer le noyau central du « Haut Conseil électoral ». Chaque corps concerné pourrait proposer trois ou quatre personnalités « crédibles, compétentes et intègres ».
Selon elle, les candidats devraient être âgés de 36 ans au moins et de 75 ans au plus, avoir un casier judiciaire vierge, jouir de leurs droits civiques et politiques, justifier d'au moins dix années d'expérience socio-professionnelle et être légalement mariés, à l'exception des prêtres catholiques, s'ils étaient éventuellement désignés par les organisations chrétiennes.
L'ex-Première dame de Côte d'Ivoire a offert un cadre de dialogue autour des enjeux liés à la gouvernance démocratique et à la vie socio-politique ivoirienne.
À travers cette rencontre, l'Observatoire ivoirien des droits de l'Homme entend ainsi favoriser le débat sur l'avenir de la gouvernance électorale en Côte d'Ivoire.