La campagne nationale de déclaration des autres produits de santé menée entre octobre 2024 et décembre 2025, par l'Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (Airp), a enregistré 11 849 produits et 1 140 établissements. Les résultats ont été présentés le mercredi 16 septembre 2026, à l'Institut national de santé publique (Insp), à Adjamé.
Le directeur général de l'Insp, Pr Yavo William, à l'ouverture de la cérémonie a salué cette campagne qui contribue à l'amélioration de la qualité et de la sécurité des produits mis à la disposition des populations. Selon lui, face à la multiplication des compléments alimentaires, phytomédicaments et produits cosmétiques, il était indispensable de renforcer le dialogue entre les autorités sanitaires et les opérateurs du secteur.
Pr Yavo William a rappelé que son institution accompagne les décisions du ministère de la Santé à travers la production de données scientifiques et d'évidences de santé publique. Il s'est dit convaincu que les échanges autour des résultats de cette campagne contribueront à la construction d'un système de santé plus performant, résilient et accessible.
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Prenant la parole à son tour, le directeur général de l'Airp, Dr Assane Coulibaly, a rappelé que la mission de son institution est de garantir aux populations des produits sûrs, efficaces et de qualité, qu'il s'agisse de médicaments, de cosmétiques, de compléments alimentaires ou encore de phytomédicaments.
Il a souligné que la campagne de déclaration engagée depuis 2024 répond à une volonté d'assainissement du secteur et de renforcement de la régulation. Pour faciliter les démarches des opérateurs, l'Airp a notamment déployé une plateforme numérique permettant d'effectuer les déclarations en ligne.
Selon lui, l'enjeu est désormais d'identifier plus efficacement les produits de mauvaise qualité afin de les retirer du marché. L'autorité entend également renforcer la sensibilisation des acteurs du secteur afin qu'ils deviennent eux-mêmes des relais de bonnes pratiques et du respect de la réglementation.
Le directeur général de l'Airp a par ailleurs attiré l'attention sur les dangers liés à la promotion de produits de santé sur les réseaux sociaux. Il a rappelé que toute publicité comportant des allégations thérapeutiques ou sanitaires est soumise à une autorisation préalable et peut faire l'objet de sanctions en cas de non-respect de la réglementation.
A l'occasion de la cérémonie, les résultats présentés révèlent par ailleurs une forte présence de produits classés à risque. Sur les 11 849 produits déclarés, 2 639 sont considérés comme présentant un risque élevé, contre 5 886 à risque moyen, 3 044 à risque faible et 280 hors catégorie.
L'analyse détaillée des produits à risque élevé met en évidence la prédominance des produits éclaircissants, au nombre de 1 969. Ils sont suivis des produits grossissants fessiers avec 279 références, des produits Mta/Ca avariés ou dangereux (330 produits), des produits destinés au resserrement ou à la détoxification vaginale (53 produits) ainsi que des produits injectables (huit produits).
À travers cette campagne, l'Airp entend disposer d'une meilleure cartographie du marché des produits de santé en Côte d'Ivoire et renforcer les actions de contrôle afin de préserver la santé des consommateurs face à la circulation de produits non conformes ou dangereux.