Le gouvernement veut accélérer la mutation de son secteur du froid. Santé, économie, emploi et climat : le ministre Abou Bamba décline quatre messages pour réussir cette transition.
La protection de la couche d'ozone ne relève plus du seul combat environnemental. Elle concerne désormais la santé publique, l'agriculture, la biodiversité, la performance énergétique et l'emploi. C'est le sens du message livré, le 16 septembre, par le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, lors de la célébration de la Journée internationale de la protection de la couche d'ozone, à la Maison de l'entreprise de la Cgeci, au Plateau.
Premier message : protéger pour préserver. « Protéger la couche d'ozone, c'est protéger directement notre santé, notre agriculture, notre biodiversité et notre avenir », a souligné le ministre. Il s'est appuyé sur les acquis du Protocole de Montréal, adopté en 1987, qui a permis d'éliminer 98 % des substances appauvrissant la couche d'ozone par rapport aux niveaux de 1990.
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Deuxième message : transformer pour créer. La transition vers un « froid durable » doit permettre de moderniser l'économie, de réduire la consommation énergétique et de générer des emplois qualifiés, particulièrement pour les jeunes et les femmes. Il faut souligner que le froid durable désigne l'utilisation de technologies de climatisation et de réfrigération respectueuses de l'environnement, visant à réduire la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre, tout en répondant aux besoins vitaux de conservation et de santé.
Troisième message : responsabiliser tous les acteurs. Le succès du Projet de gestion de l'élimination progressive des hydrochlorofluorocarbures (Pgeh II), prévu sur 2024-2030, repose sur le respect de la réglementation, la formation et la certification des techniciens, le contrôle des importations et le choix d'équipements performants par les consommateurs. Le gouvernement prévoit notamment de former 2 000 techniciens du froid, de certifier 1 000 professionnels, d'équiper les services de contrôle de 16 identificateurs de fluides frigorigènes et de créer quatre nouveaux centres d'excellence à Korhogo, Daloa, Bondoukou et Dimbokro.
Quatrième message : mettre en commun les efforts. Pour Abou Bamba, la coopération internationale et régionale demeure indispensable pour consolider les acquis. « Lorsque la science éclaire la décision publique, lorsque les États respectent leurs engagements et lorsque la coopération internationale apporte aux pays les moyens d'agir, l'humanité peut réparer les dommages qu'elle a causés à son environnement », a-t-il déclaré.
Le ministre a appelé à une transition « progressive, sûre et économiquement viable ». « Continuons à agir ensemble pour restaurer durablement notre bouclier naturel et bâtir un secteur du froid moderne, performant et respectueux du climat », a-t-il conclu.