Congo-Kinshasa: La riposte contre Ebola à la frontière de Kasindi perturbe les échanges commerciaux

17 Septembre 2026

Plusieurs produits de consommation courante connaissent une hausse de prix depuis la fermeture de la frontière de Kasindi à Beni (Nord-Kivu) avec l'Ouganda. Cette mesure, prise par Kampala dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola, perturbe les habitudes d'approvisionnement des commerçants qui dépendent des échanges transfrontaliers. Une situation qui se répercute sur les marchés locaux et complique davantage les conditions de vie de plusieurs ménages déjà confrontés aux difficultés économiques.

Pour les commerçants de Beni, depuis la fermeture du poste frontalier de Kasindi, il est devenu impossible de se rendre en Ouganda pour s'approvisionner en diverses marchandises. Cette situation perturbe fortement leurs activités et réduit leurs revenus, en témoigne l'un d'eux :

« Avant, on arrivait en Ouganda, on payait le visa, puis on achètait les marchandises, et elles arrivent sans problème à Beni. Mais aujourd'hui avec Ebola, il faut transférer l'argent. Et le coût d'achat devient élevé. Mais aussi les marchandises arrivent avec un grand retard. Si, avant, elles arrivaient en une semaine, aujourd'hui, ça prend même trois mois. »

Crise économique exacerbée

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Du côté des consommateurs, la hausse des prix des produits de première nécessité devient également difficile à supporter. Plusieurs ménages disent éprouver des difficultés à satisfaire à leurs besoins quotidiens.

« Par exemple à Kampala, les gens ne vont plus. Les prix ont augmenté. Par exemple pour la mayonnaise, avant, un carton s'achetait à 68$, actuellement c'est 73$. Ça nous déstabilise », déplore un habitant de Kisindi.

Au-delà du commerce, cette situation affecte directement la vie des familles. Certains parents évoquent une véritable pression économique sur les ménages, caractérisée par la baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation des dépenses. Une ménagère explique :

« Ça nous amène la crise. C'est pourquoi nous devons lutter contre la maladie. Parce que, quand elle sera éradiquée, la frontière sera réouverte et les activités reprendront normalement. »

Pour beaucoup d'habitants, le retour à la normale des échanges commerciaux ainsi que la stabilité des prix dépendent en grande partie de la fin de l'épidémie d'Ebola et de la réouverture complète des circuits d'approvisionnement.

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