Le ministère de l'Économie, des Finances et du Budget, la Bceao et les acteurs financiers veulent améliorer l'exhaustivité et la mise à jour des informations de crédit.
La qualité des données devient un enjeu majeur pour l'efficacité du crédit en Côte d'Ivoire. Avec 67,88 % de contrats non mis à jour, contre une moyenne de 46,20 % dans l'Uemoa, la Côte d'Ivoire fait face à un défi qui touche directement la fiabilité des rapports de crédit. Des rencontres consultatives consacrées à la qualité et à l'exhaustivité des données du bureau d'informations sur le crédit (Bic) Côte d'Ivoire se sont ouvertes à cet effet, jeudi 17 septembre 2026 à Abidjan, sous l'impulsion du ministère de l'Économie, des Finances et du Budget.
Ouvrant les travaux au nom du ministre, le Chef de cabinet Gondo Diomandé a relevé plusieurs insuffisances qui affectent la qualité des informations disponibles et, par conséquent, « la pertinence des rapports de crédit mis à la disposition des établissements utilisateurs ». Les difficultés concernent notamment les fournisseurs de données, dont les banques, les systèmes financiers décentralisés (Sfd) et les grands facturiers. Le non-respect des délais réglementaires de transmission entraîne des mises à jour tardives, réduisant la fiabilité des informations consultées par les établissements financiers et l'efficacité du dispositif. Pour Sidy Igoumo Kounta, directeur général de Creditinfo West Africa, la situation appelle une mobilisation collective. « La qualité des données est un maillon essentiel du bon fonctionnement du système de partage des données », a-t-il souligné.
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Selon lui, la Côte d'Ivoire présente un taux de contrats non mis à jour d'environ 45 %, contre une moyenne régionale estimée à 30 %. « Quand on consulte les données, on n'a pas d'informations qui sont fiables et cohérentes », a-t-il expliqué. Représentant la Bceao, Danielle Aka, chef de service des établissements de microfinance a insisté sur la nécessité d'une participation active des établissements financiers pour améliorer la qualité des données et atteindre les standards internationaux. « Nous avons bon espoir que ces consultations permettront à chacun des acteurs de mesurer le bien-fondé de l'alimentation de manière exhaustive avec des données de qualité, et cela dans les délais », a-t-elle déclaré. Les échanges doivent permettre d'identifier les principales difficultés et de formuler des solutions. Les propositions issues des travaux serviront à élaborer une feuille de route nationale, destinée à renforcer le partage d'informations et à favoriser la célérité des procédures d'octroi de crédit.