C'est un volume record annoncé par la Banque mondiale jeudi 17 septembre. En quatre ans, les capitaux privés qu'elle mobilise en Afrique ont augmenté de 150 %, passant de 9 à 22 milliards de dollars. Une évolution qui intervient au moment où l'aide publique au développement a chuté de 26 % en 2025 sur le continent.
Attirer les investisseurs privés est devenu une priorité pour la Banque mondiale. Pour y parvenir, elle a accéléré ses procédures et développé de nouveaux outils, en particulier des garanties financières.
Elle réduit ainsi les risques pour les investisseurs, en garantissant par exemple une partie des financements. En Côte d'Ivoire, elle a garanti près de 30 millions de dollars sur une opération de plus de 100 millions, destinée à financer près de 600 000 nouveaux branchements électriques. Une façon de rendre le projet moins risqué et donc plus attractif pour les investisseurs.
La Banque mondiale cherche aussi à s'attaquer à un autre frein : les risques liés aux monnaies locales. Elle développe des solutions pour permettre aux investisseurs de se protéger contre les variations de change, et propose plus de financements en monnaie locale. Des outils qui facilitent la participation des investisseurs locaux.
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Mais cette stratégie a une limite : les investisseurs privés restent beaucoup plus difficiles à attirer dans les pays les plus pauvres. Dans les pays à faible revenu, les capitaux privés mobilisés par la Banque mondiale sont ainsi restés quasiment stables, autour de 3 milliards de dollars.