Un nouveau protocole de traitement du paludisme grave et compliqué, axé sur l'utilisation de la quinine injectable dosée à 500 mg/2ml, a été présenté jeudi 17 septembre 2026 à Kinshasa.
Élaborée sous la direction du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) en partenariat avec la société pharmaceutique PHARMAKINA, cette mise à jour stratégique pour l'année 2026 vise à offrir une solution thérapeutique alternative face à la résurgence des cas de résistance aux traitements conventionnels.
Modes d'administration et alternatives face à la résistance
Présentée lors d'une conférence scientifique réunissant le corps médical, la nouvelle formulation sera administrée en monothérapie pour les formes sévères de la maladie, et en bithérapie, combinée à la clindamycine, pour la prise en charge des adultes et des femmes enceintes.
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Selon le directeur du PNLP, les données de recherche fournies par l'industriel permettent de diversifier l'éventail médical face aux échecs thérapeutiques observés dans les structures de soins.
De son côté, le représentant de PHARMAKINA en RDC, le docteur Patrick Chizungu, a confirmé que la société a accru ses capacités de production afin de garantir la fourniture régulière de cures de quinine adaptées aux programmes de santé publique nationaux et continentaux.
Phase d'essais cliniques et lourdeur du bilan épidémiologique
Avant sa distribution générale sur le marché pharmaceutique, la nouvelle molécule fera l'objet d'essais cliniques de confirmation aux Cliniques universitaires de Kinshasa.
Cette avancée médicale s'inscrit dans un contexte sanitaire préoccupant en République démocratique du Congo, où les statistiques officielles du PNLP font état de plus de 30 000 décès dus au paludisme au cours de l'année 2025 ; la vulnérabilité touchant en majorité les enfants de moins de cinq ans qui représentent plus de 70 % des victimes.