Le groupe panafricain a participé, le 17 septembre, au Parc des expositions d'Abidjan, au premier panel ouvrant la 5e édition du Salon des infrastructures d'Abidjan (Sia), une initiative du Groupement ivoirien du bâtiment et des travaux publics (Gibtp). Il y défend une conviction, celle que la transformation numérique n'est plus une option pour un secteur du Btp qui veut monter en puissance.
Renforcement de la productivité, maîtrise des coûts, respect des délais, transparence... « la digitalisation des méthodes de travail est devenue une condition clé de performance pour le Btp ».
En faisant cette affirmation teintée d'une profonde conviction, le 17 septembre 2026, au Parc des expositions d'Abidjan - Port-Bouët, à l'ouverture de la 5e édition du Salon des infrastructures d'Abidjan (Sia 2026), le directeur général de Porteo Btp et vice-président du Groupement ivoirien du bâtiment et travaux public (Gibtp), Gérard Kouassi, marquait sa synergie de vues avec le commissariat général du salon qui a placé la présente édition sous le thème : « Digitalisation, économie circulaire et gestion durable des ressources dans le Btp ».
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Gérard Kouassi intervenait dans le tout premier panel du salon. S'il a regretté que le continent africain ait encore un retard dans l'adoption des technologies numériques dans le Btp sur les pays asiatiques et occidentaux, il a toutefois reconnu que le mouvement est déjà engagé.
« Le Rwanda, le Kenya et notre pays la Côte d'Ivoire l'ont déjà démontré. Et la plupart des pays africains ont une jeunesse réceptive aux innovations technologiques. Il faut à présent passer à l'échelle, avec un cadre clair, des compétences renforcées et un accompagnement réel des Pme. Le numérique n'est plus une option, c'est désormais l'infrastructure de l'infrastructure », a-t-il martelé.
Porteo Btp, filiale du Groupe Porteo, démontre son engagement à accompagner cette lecture : celle d'une entreprise qui conçoit, construit, exploite et transmet.
Le directeur général a souligné le rôle des grandes entreprises comme la sienne dans la montée des compétences locales, notamment sur les questions liées au digital. « Porteo Btp travaille avec des entreprises ivoiriennes sous-traitantes afin de favoriser le partage d'expérience et la diffusion des pratiques numériques dans l'ensemble de l'écosystème du Btp », a-t-il assuré.
La Côte d'Ivoire a engagé la bascule : identifiant unique du foncier, système intégré de gestion du foncier urbain, dématérialisation des marchés publics, suivi du réseau routier par Système d'information géographique (Sig), recours à la maquette numérique sur les grands chantiers.
Cependant, pense Gérard Kouassi, il faut un accompagnement accru des Pme, notamment sur l'accès aux outils numériques et la formation sur les logiciels spécialisés et les technologies satellitaires.
« Pour un pays comme la Côte d'Ivoire qui connaît un boom de la construction, une véritable transformation numérique de ce secteur permettra d'améliorer la gestion des chantiers, de réduire les délais et les coûts, et d'accroître la productivité. Cela peut aider, par exemple, à améliorer le pointage des travailleurs, à faire un meilleur suivi des dépenses, à élaborer les rapports journaliers. Le recours aux drones peut aussi aider à effectuer de meilleurs levés topographiques sur des terrains difficiles d'accès », a-t-il expliqué.
Évoquant la contribution du secteur privé au Pnd 2026-2030, le directeur général de l'entreprise de Btp a estimé que la modernisation des méthodes de travail devrait permettre de créer une dynamique bénéfique à la fois pour l'État et les entreprises privées.
La construction demeure l'un des secteurs les moins digitalisés au monde, alors qu'« une transformation numérique complète permettrait de gagner 14 à 15 % de productivité et de réduire les coûts de 4 à 6 % selon une étude de McKinsey ».
En quinze ans, Porteo Btp est devenu l'un des principaux acteurs du Btp en Côte d'Ivoire et sur le continent, notamment sur le secteur des routes. L'entreprise compte près de 10 000 collaborateurs et une présence dans sept pays.