Au-delà du Salon des infrastructures d'Abidjan (Sia) 2026, qui se déroule du 17 au 19 septembre, au Parc des expositions à Port-Bouët, Porteo Btp porte une réflexion plus large sur l'avenir du secteur : comment répondre aux besoins croissants en infrastructures tout en réduisant progressivement l'empreinte environnementale des chantiers ?
Pour l'entreprise, cette évolution passe notamment par une meilleure gestion des ressources, la valorisation des matériaux, la maîtrise des consommations et l'intégration progressive de pratiques plus durables dans les projets de construction.
Pour la société de construction, qui a pris part au salon, cette évolution ne peut plus être considérée comme une préoccupation secondaire. Elle appelle donc à une transformation progressive des pratiques de construction, depuis la conception des projets jusqu'à leur réalisation.
Des énergies renouvelables appelées à prendre davantage de place
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La transition énergétique constitue l'un des leviers de cette transformation. Dans les projets d'infrastructures comme dans les activités de chantier, le recours à des solutions moins dépendantes des énergies fossiles peut contribuer à réduire les consommations et l'empreinte environnementale.
La place des énergies renouvelables doit toutefois être appréciée en fonction de la nature des projets, des contraintes techniques et des besoins réels des sites. Pour les entreprises de construction, l'enjeu consiste ainsi à identifier les solutions adaptées et à les intégrer progressivement aux pratiques et aux équipements.
Cette démarche s'inscrit dans une approche plus globale de maîtrise des impacts environnementaux. Porteo Btp, qui dispose notamment de la certification ISO 14001 relative au management environnemental, inscrit ses activités dans cette logique d'amélioration des pratiques.
Construire plus avec une meilleure utilisation des ressources
L'autre enjeu majeur concerne les matériaux et les déchets issus des chantiers. Le développement de l'économie circulaire dans le Btp ouvre des perspectives en matière de réemploi, de valorisation et de recyclage des matériaux.
La question n'est donc plus seulement de construire, mais aussi de mieux utiliser ce qui est disponible, de limiter les pertes et de rechercher des solutions permettant de donner une seconde vie à certains matériaux.
Cette approche rejoint directement les réflexions du Sia 2026 consacrées à la valorisation des déchets et matériaux dans le Btp, ainsi qu'à la gestion durable des ressources et à l'efficacité énergétique.
Des chantiers appelés à évoluer
Réduire l'empreinte environnementale d'un chantier passe également par une meilleure maîtrise de ses consommations : eau, énergie, matériaux et carburant. Cela suppose une évolution des méthodes de travail, mais aussi des équipements et des pratiques quotidiennes sur les sites.
Pour les entreprises du secteur, ces changements représentent des investissements en équipements, en formation et en organisation. Ils constituent également un enjeu de compétitivité à mesure que les exigences environnementales prennent une place croissante dans les projets d'infrastructures.
La transition écologique ne se limite donc pas à l'adoption de nouvelles technologies. Elle implique aussi de revoir certaines habitudes et d'intégrer plus systématiquement la question environnementale dans les décisions prises sur les chantiers.
Une responsabilité qui concerne tout l'écosystème
Pour réussir cette transition, l'effort ne peut reposer sur les seules grandes entreprises. Il concerne également les Pme, les fournisseurs, les sous-traitants, les maîtres d'ouvrage et l'ensemble des acteurs de la chaîne de construction.
L'accès aux compétences, aux équipements et aux solutions adaptées sera déterminant pour permettre au plus grand nombre d'entreprises de faire évoluer leurs pratiques.
À travers les échanges du Sia 2026, une conviction se dégage : le développement des infrastructures reste indispensable à la croissance du pays, mais la manière de construire devient elle aussi un enjeu majeur.
Pour le secteur du Bâtiment et des travaux publics (Btp), le défi des prochaines années sera donc de parvenir à construire davantage, tout en utilisant les ressources de manière plus responsable et en réduisant progressivement l'impact environnemental des chantiers.