Près de deux mois après les violences qui ont endeuillé Kossandji, dans le département d'Alépé, la solidarité se poursuit auprès des familles et des populations.
Aux côtés de la ministre de la Solidarité, le député de la région a renouvelé son soutien aux victimes, tout en appelant à laisser la justice établir les responsabilités.
À Kossandji, le souvenir du drame des 4 et 5 août reste vif. Les violences qui avaient opposé des membres de différentes communautés ont fait sept morts, plusieurs blessés, une personne portée disparue et d'importants dégâts matériels, selon les autorités.
Face à cette tragédie, la solidarité ne faiblit pas. De retour auprès des populations, le député de la circonscription a tenu à réaffirmer son soutien aux familles endeuillées, à la chefferie et aux jeunes. Avec la ministre de la Solidarité, Myss Belmonde Dogo, il a exprimé sa compassion et celle de la région de La Mé ainsi que du Gouvernement.
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« Nous sommes avec vous et nous le serons toujours », a-t-il déclaré, résumant ainsi la volonté de ne pas laisser seules les familles éprouvées par les événements.
L'accompagnement se poursuit
Au lendemain des violences, l'État avait déployé les forces de sécurité afin de rétablir le calme. Une mission gouvernementale conduite par le ministère de la Cohésion nationale avait également été dépêchée à Kossandji pour présenter les condoléances aux familles, écouter les différentes parties et favoriser l'apaisement.
L'accompagnement se poursuit aujourd'hui sur plusieurs fronts. Des appuis en vivres et en ressources financières sont annoncés au bénéfice des familles. Une ambulance a également été mise à disposition. Des dispositions sont prévues pour permettre aux enfants touchés par les événements de poursuivre leur scolarité.
La prise en charge doit également se prolonger lors des funérailles, avec la volonté affichée d'accompagner dignement les familles dans cette nouvelle étape du deuil.
La justice doit établir les responsabilités
La compassion ne signifie toutefois pas l'abandon de l'exigence de vérité. Sur ce point, le message est clair : l'enquête doit aller à son terme afin de déterminer les responsabilités individuelles.
Le volet judiciaire a d'ailleurs connu une première évolution importante. Les investigations ouvertes par le Parquet près le Tribunal de première instance d'Abobo ont conduit à l'interpellation de 18 personnes. Elles ont été inculpées pour plusieurs infractions, notamment meurtre, troubles à l'ordre public, détention illégale d'armes, association de malfaiteurs, destructions et coups et blessures volontaires, puis placées sous mandat de dépôt.
Cette procédure devra permettre d'établir les faits et les responsabilités dans le respect des règles de la justice.
Préserver le vivre-ensemble
Au-delà de la réponse judiciaire, l'enjeu demeure celui de la cohésion entre les communautés. Une mission du Médiateur de la République s'est ainsi rendue à Kossandji les 19 et 20 août pour écouter les populations et contribuer au rétablissement du dialogue.
Dans cette localité meurtrie, le message porté par les autorités et les responsables locaux se veut donc double : rendre justice aux victimes et préserver la paix.
« S'il nous fallait savoir pardonner, sans jamais oublier », il faudrait surtout, selon le message délivré, continuer à faire vivre les valeurs de paix, de fraternité et de solidarité.
Kossandji rappelle ainsi une exigence essentielle : lorsque survient une crise communautaire, la réponse ne peut être seulement judiciaire. Elle doit aussi passer par l'écoute, la réparation, le dialogue et la reconstruction de la confiance. Car le vivre-ensemble, une fois fragilisé, demande du temps et l'engagement de tous pour être préservé.