Le président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire, Sylvestre Didier Mavouenzela, et la chargée d'affaires de l'ambassade des États-Unis en République du Congo, Amanda S. Jacobsen, ont échangé le 16 septembre à Pointe-Noire sur les moyens de renforcer l'attractivité du Congo auprès des investisseurs américains.
La rencontre a porté notamment sur les mécanismes susceptibles d'améliorer la visibilité de l'économie congolaise auprès du secteur privé américain et de favoriser l'établissement de nouveaux partenariats entre les entreprises des deux pays.
Les deux interlocuteurs ont relevé le potentiel de diversification de l'économie congolaise et l'intérêt de renforcer les échanges avec de nouveaux partenaires. Pour Sylvestre Didier Mavouenzela, plusieurs secteurs présentent des perspectives d'investissement, notamment les mines, les hydrocarbures et l'agroalimentaire.
La nécessité d'une meilleure circulation de l'information entre les acteurs économiques a également été soulignée. L'objectif est de permettre aux investisseurs américains de disposer d'informations plus accessibles sur les opportunités offertes par le marché congolais et sur les dispositifs d'accompagnement existants.
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Dans cette perspective, l'organisation d'une Journée-pays consacrée aux États-Unis figure parmi les initiatives envisagées par la Chambre consulaire de Pointe-Noire. La promotion de la plateforme d'information des entreprises Liziba, accessible à l'adresse www.liziba.cg, auprès des opérateurs économiques américains a également été évoquée.
La généralisation du contenu local constitue, par ailleurs, un autre axe d'opportunités pour les entreprises américaines. Alors que le projet de loi relatif au contenu local est en attente de promulgation, le président de la Chambre consulaire estime que les entreprises américaines gagneraient à anticiper les évolutions du cadre réglementaire afin de mieux se positionner sur le marché congolais.
Au cours des échanges, la chargée d'affaires américaine a également été informée des différents instruments développés ou envisagés par la Chambre consulaire de Pointe-Noire. Il s'agit notamment du Centre de médiation et d'arbitrage du Congo, ainsi que de plusieurs projets de l'institution consulaire pour lesquels un accompagnement de l'ambassade des États-Unis pourrait être sollicité.
Les discussions ont enfin abordé la question de l'Agoa, la loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique. Dans l'hypothèse d'une reconduction de ce dispositif, les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer au préalable les capacités des entreprises congolaises afin qu'elles soient davantage en mesure de tirer parti des possibilités d'accès au marché américain. Pour la Chambre consulaire de Pointe-Noire, l'enjeu consiste ainsi à mieux préparer le tissu entrepreneurial congolais tout en renforçant la visibilité du pays auprès des investisseurs étrangers.