À Djibouti, un journaliste d'investigation sud-africain ainsi que son fixeur local sont portés disparus. La famille et les collègues de Micah Reddy sont sans nouvelles de lui depuis le samedi 19 septembre, ainsi que de Kooki Mahmoud qui l'assistait sur place dans son travail. Depuis, des voix s'élèvent pour réclamer des explications de la part du gouvernement djiboutien.
Basé en Afrique du Sud, Micah Reddy est le coordinateur pour l'Afrique du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ). Il est connu pour son travail sur les affaires de corruption et de réseaux politico-économiques. Selon ses collègues, ce journaliste n'était pas à Djibouti pour faire du reportage sur le pays, mais pour tenter d'obtenir des informations sur une enquête qu'il menait sur le long terme. Il logeait dans un hôtel de la capitale.
Ouvrir une enquête ?
Ses proches ont notifié les autorités sud-africaine et britannique de sa disparition puisque qu'il possède la double nationalité. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) appelle Djibouti à confirmer que Micah Reddy et son fixeur sont en sécurité, et à les relâcher s'ils sont en détention. Reporters sans frontières (RSF) demande pour sa part au gouvernement d'ouvrir une enquête, rappelant que cette disparition « intervient dans un contexte de rétrécissement de l'espace de la liberté de la presse à Djibouti ».
En 2026, l'organisation classe le pays à la 167e place sur 180 de son classement mondial sur la liberté de la presse.
