Luanda (Envoyé spécial) — La Semaine de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies sera l'occasion pour l'Angola de réaffirmer sa position d'État engagé dans la poursuite des objectifs nationaux de développement, de paix, de prospérité et de coopération internationale.
Lors de cet événement, qui se tiendra du 22 au 28 de ce mois à New York (États-Unis), la délégation angolaise sera conduite par le Président de la République, João Lourenço, qui arrive ce dimanche à New York, siège des Nations Unies, et prononcera un discours mardi.
La participation du Chef de l'État angolais à la session conférera un poids politique accru à la représentation nationale, renforcera la capacité d'influence de l'Angola dans les débats de haut niveau et approfondira le dialogue stratégique avec les chefs d'État et de gouvernement, ainsi qu'avec les dirigeants d'organisations internationales et d'institutions financières internationales.
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Cette réunion revêt une importance particulière pour les intérêts stratégiques de l'Angola concernant la campagne de soutien à la candidature de Josefa Sacko au poste de directrice générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), car elle rassemble de nombreux chefs d'État et de gouvernement, ministres des Affaires étrangères et hauts représentants des États membres de l'ONU.
L'événement offre un cadre propice à des contacts politiques de haut niveau visant à consolider les soutiens, à renforcer les ententes et à accroître la visibilité internationale de la candidature angolaise, en impliquant des pays de toutes les régions, des organisations régionales et des partenaires stratégiques.
L'élection éventuelle de l'ambassadrice Josefa Sacko à la tête de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'une des plus importantes institutions spécialisées des Nations Unies, marquerait un tournant historique pour la diplomatie angolaise et renforcerait le prestige international du pays.
Cela permettra également de valoriser la contribution de l'Afrique à la gouvernance mondiale et de renforcer la capacité d'influence de l'Angola dans les processus internationaux liés à la sécurité alimentaire, au développement agricole durable, à l'éradication de la faim et à la mise en oeuvre des Objectifs de développement durable.
Par ailleurs, la participation de l'Angola à la Semaine de haut niveau devra viser la réalisation d'objectifs politiques, diplomatiques et économiques clairement définis.
Il s'agit de consolider l'image du pays en tant qu'État attaché à la paix, au développement durable, à la coopération internationale, au respect du droit international et à l'édification d'un système multilatéral plus représentatif, inclusif, efficace et axé sur les résultats.
La Semaine de haut niveau de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies donnera lieu au Débat général ainsi qu'à diverses réunions plénières de haut niveau, réunions ministérielles et événements thématiques mandatés par l'Assemblée générale, destinés à évaluer la mise en oeuvre des principaux engagements internationaux et à adopter des orientations politiques sur des questions prioritaires de l'agenda multilatéral.
Les réunions aborderont des thèmes d'intérêt pour la communauté internationale, notamment le renforcement du multilatéralisme, le développement durable, le financement du développement, les droits de l'homme, la santé mondiale, les changements climatiques, la sécurité alimentaire, l'élimination des armes nucléaires et la gouvernance mondiale.
Réunions prévues
Le débat général constitue le principal volet politique de l'Assemblée générale des Nations Unies et le plus important forum annuel de dialogue politique de haut niveau du système multilatéral ; c'est un espace privilégié où les 193 États membres examinent la conjoncture internationale et définissent les priorités politiques de l'organisation mondiale.
C'est également l'occasion pour les États membres d'intervenir afin de mettre en avant leurs priorités stratégiques, de renforcer le dialogue politique et d'identifier des convergences susceptibles d'étayer de futures initiatives multilatérales.
Au cours de la même période, une réunion de haut niveau sera organisée pour marquer le 40e anniversaire de l'adoption de la Déclaration sur le Droit au développement ; elle constituera un moment de réflexion politique et de renouvellement de l'engagement de la communauté internationale en faveur de la mise en oeuvre effective de ce droit humain fondamental.
Cette Déclaration reconnaît le développement comme un droit humain inaliénable et établit que toutes les personnes et tous les peuples ont le droit de participer à un processus de développement économique, social, culturel et politique, d'y contribuer et d'en tirer parti, de manière à permettre la pleine réalisation de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales.
À cet égard, elle réaffirme la responsabilité des États dans la création de conditions propices au développement et reconnaît la coopération internationale comme un élément essentiel pour réduire les inégalités structurelles et promouvoir un ordre économique international plus juste et plus équitable.
Par ailleurs, une Réunion de haut niveau sur l'élévation du niveau de la mer se tiendra dans le but d'évaluer les impacts multidimensionnels de la hausse du niveau moyen mondial de la mer et de promouvoir une réponse internationale coordonnée face à l'un des défis les plus critiques découlant des changements climatiques.
Selon les dernières évaluations scientifiques, l'élévation du niveau de la mer s'accélère sous l'effet du réchauffement climatique, de la fonte des calottes glaciaires et des glaciers ainsi que de la dilatation thermique des océans ; elle représente une menace croissante pour des millions de personnes et affecte particulièrement les zones côtières, les petits États insulaires et les pays dotés de vastes littoraux.
Cette situation entraîne l'érosion côtière, la salinisation des ressources en eau, la dégradation des écosystèmes marins, une fréquence accrue des inondations côtières et le déplacement de populations ; ses répercussions touchent également la sécurité alimentaire, les infrastructures critiques, le commerce maritime, la biodiversité et le développement économique durable.
Face à l'ampleur croissante de ce défi, la communauté internationale reconnaît que l'élévation du niveau de la mer exige une réponse urgente, concertée et fondée sur les meilleures données scientifiques disponibles.
Un autre événement marquant est la Réunion de haut niveau consacrée au 25e anniversaire de la Déclaration et du Programme d'Action de Durban (DDPA), qui permettra d'évaluer les progrès accomplis dans la mise en oeuvre des engagements pris depuis l'adoption de la Déclaration en 2001, ainsi que d'identifier les défis persistants dans la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et les formes connexes d'intolérance.
Cet instrument demeure le principal cadre normatif international des Nations Unies pour la prévention et l'élimination du racisme et de la discrimination raciale ; il définit des orientations pour l'adoption de politiques publiques, le renforcement des cadres législatifs nationaux, la promotion de l'égalité des chances et la protection des droits de l'homme, en accordant une attention particulière aux personnes et aux groupes les plus vulnérables.
La Péunion plénière de haut niveau consacrée à la commémoration et à la promotion de la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires sera l'occasion de réaffirmer l'engagement de la communauté internationale envers les objectifs du désarmement nucléaire, de la non-prolifération et de l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques, conformément à la Charte des Nations Unies et aux instruments internationaux pertinents.
La conjoncture internationale actuelle est marquée par une aggravation des tensions géopolitiques et stratégiques, la modernisation des arsenaux nucléaires, l'affaiblissement de certains mécanismes multilatéraux de contrôle des armements et une recrudescence de la rhétorique liée à la dissuasion nucléaire.
Ces facteurs contribuent à accroître les risques pesant sur la paix et la sécurité internationales, renforçant ainsi la nécessité de revitaliser les efforts multilatéraux en faveur du désarmement nucléaire et de la prévention de la prolifération des armes de destruction massive.
En conclusion, la Semaine de haut niveau constitue une opportunité stratégique pour l'Angola de renforcer son rayonnement international, de consolider son influence dans les principaux processus de gouvernance mondiale et de contribuer activement à l'élaboration de réponses collectives aux défis contemporains liés à la paix et à la sécurité internationales, au développement durable, aux changements climatiques, à la santé mondiale, aux droits de l'homme et à la réforme des institutions multilatérales.
Dans un contexte international marqué par de profondes transformations géopolitiques, par la complexité croissante des défis transnationaux et par la nécessité de revitaliser le multilatéralisme, la participation de l'Angola devra se traduire par une affirmation claire de sa vision de la gouvernance mondiale.
Cette vision repose sur la défense du dialogue, de la coopération internationale, du respect du droit international et du rôle central des Nations Unies en tant que principale instance de concertation politique entre les États.
Parallèlement, la présence d'une délégation ministérielle pluridisciplinaire permettra d'assurer une participation substantielle aux diverses réunions sectorielles, de promouvoir une approche intégrée des priorités nationales et de favoriser le lancement de nouvelles initiatives de coopération politique, économique, financière et technico-scientifique.
La participation de l'Angola constituera également une occasion de consolider l'image du pays en tant que partenaire crédible, prévisible et constructif, engagé en faveur de la paix, de la stabilité régionale, de l'intégration africaine, de la défense des droits de l'homme, de la justice économique internationale, du développement durable et du renforcement d'un système multilatéral plus représentatif, efficace et inclusif.
La présence de l'Angola à cet événement ne représente pas seulement l'accomplissement d'une responsabilité découlant de son statut d'État membre des Nations Unies, mais constitue aussi un instrument stratégique de politique étrangère au service de la défense des intérêts nationaux.