Cote d'Ivoire: Petite enfance/Accès aux services de garde - D'énormes acquis pour l'Unité de coordination des projets Santé de la Banque mondiale

21 Septembre 2026

La Banque mondiale a décidé de faire connaître véritablement ses programmes et projets destinés aux jeunes ivoiriens. A son initiative, des journées portes ouvertes sont organisées depuis ce 21 septembre à Cocody. Ce, pendant 48 heures, sur le thème général : « Bâtir ensemble pour une croissance inclusive : Emplois et opportunités ».

Partie prenante de ce rendez-vous, l'Unité de coordination des projets Santé de la Banque mondiale, (Ucps-Bm), y a installé un stand pour permettre aux visiteurs de s'imprégner des actions qu'elle mène au quotidien.

Aux nombres de ses experts, Sylvie Agohi Atsain, spécialiste de la petite enfance à l'Ucps-Bm, a fait un état des lieux des structures de garde d'enfants, notamment les crèches.

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« Nous avons décidé dans le cadre du projet d'étendre nos interventions en milieu communautaire, ce, en vue d'accroître l'accès des enfants dans les services de garde. Avec l'appui de la Bm et de son partenaire Elp, nous avons pu réhabiliter 140 structures de garde dans 140 localités communautaires. Nous avons, en accord avec le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, révisé le curriculum de formation. Plus de 500 personnes appelées auxiliaires d'éducation préscolaire, qui encadrent les enfants selon des normes et des standards, ont été formées. En plus du curriculum de formation, nous avons aussi révisé les normes et standards des services de garde en Côte d'Ivoire. Nous avons accompagné aussi le ministère à développer un décret de loi sur la garde d'enfants. Des outils de suivi et d'évaluation pour s'assurer du bien-être des enfants ont été élaborés », a-t-elle énuméré les acquis.

Mieux, en plus de la formation au niveau de la petite enfance, la spécialiste confie avoir accompagné les femmes qui ont leurs enfants au sein de ces structures de garde appelées Francs, (Foyers de renforcement des activités de nutrition communautaire) à avoir des activités génératrices de revenus. Elles arrivent à subvenir à leurs besoins, à ceux de la famille...

« Elles ont été formées aux notions d'entrepreneuriat, à l'alphabétisation parce qu'il faut qu'elles puissent savoir lire et écrire. Tout cela se fait dans le cadre d'une étude qu'on appelle Évaluation d'impact. C'est un essai. Après deux ans, on fera le bilan, voir ce que les résultats ont apporté aux enfants avant de passer à l'échelle », a-t-elle informé.

En termes de défis, il s'agit d'amener les animateurs communautaires à s'engager totalement. « Les défis sont au niveau du désengagement de ceux qu'on a appelle "animateurs communautaires" qui sont formés, mais qui jusque-là n'ont pas encore été motivés financièrement. Les communautés nous aident à mettre en place un grenier communautaire, mais ce n'est pas suffisant. On souhaiterait avoir une contribution de partenaires plus sensibles à la chose des enfants en vue de mettre en place des cantines scolaires au sein des Francs.

Ils pourraient nous accompagner parce que notre objectif, c'est d'étendre nos interventions. Nous sommes dans 2 300 villages, alors que le projet est mis en oeuvre dans 210 villages. Les ressources que nous avons ne sont pas encore assez importantes pour pouvoir prendre en charge plus d'enfants en Côte d'Ivoire et sauver les enfants de demain », a-t-elle lancé un plaidoyer.

Aujourd'hui, la tranche d'âge des enfants accueillis dans ces structures oscille entre 1 et 6 ans.

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