Financé à hauteur de 188 milliards de Fcfa par la Banque mondiale, le Projet d'assainissement et de résilience urbaine (Paru) a réglé dans plusieurs zones urbaines d'Abidjan l'un des plus grands défis auxquels étaient confrontées les populations.
S'il est un projet financé par la Banque mondiale en Côte d'Ivoire qu'on pourrait sans hésitation qualifier de réussi, c'est bien le Projet d'assainissement et de résilience urbaine (Paru).
Mis en oeuvre depuis 2021, ce projet d'un coût global de 188 milliards de Fcfa, logé au ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, a mis à l'abri des inondations des centaines de milliers de personnes dans les communes d'Abobo, Yopougon et Grand-Bassam.
Dans ces quartiers qui enregistraient des morts pendant les saisons de pluies, des grands ouvrages de drainage des eaux pluviales ont été construits, permettant d'éviter les inondations et éboulements en temps pluvieux. Ces mêmes infrastructures sont actuellement en construction à Synacassci et M'Pouto.
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Ce sont ces acquis que les équipes du Paru présentent fièrement aux nombreux visiteurs qui viennent à leur immense stand dressé, depuis le lundi 21 septembre 2026, à la patinoire du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire à l'occasion des Journées portes ouvertes de la Banque mondiale en Côte d'Ivoire. L'événement prend fin le 22 septembre.
Aux côtés des membres de l'équipe événementielle, les responsables du Paru, à leur tête le coordonnateur Lazeni Ouattara, étaient aussi présents au stand pour répondre aux questions des visiteurs.
Mais, c'est la spécialiste communication, Elodie Gomez, qui a parlé aux hommes de média. « Il était important pour le Paru de présenter ce qui a été fait en termes de réduction des risques d'inondation. Parmi nos visiteurs, nous remarquons avec joie la présence de certains bénéficiaires du projet qui sont venus nous témoigner leur gratitude. C'est la preuve que notre action n'a pas que transformé positivement la vie des gens, elle a créé une famille. C'est notre plus grande satisfaction », s'est-elle réjouie.
A côté des infrastructures d'assainissement, l'autre composante du Paru adresse la question de la gestion et la valorisation des déchets. Elle va bientôt être déployée dans plusieurs villes de l'intérieur du pays.
« Nous travaillons déjà avec des Pme, qui seront accompagnées par le Paru dans la valorisation des déchets. Par exemple, les canapés sur lesquels nous sommes assis et ces tables que vous voyez ont été fabriqués par certaines de ces Pme à partir de déchets de pneus recyclés », a-t-elle expliqué.