Afrique de l'Ouest: La Cour de justice de la CEDEAO est un pilier de l'intégration ouest-africaine, rappelle son président

Dakar — La Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) est un pilier de l'intégration des pays de la région, a rappelé, lundi, à Dakar, le magistrat Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, son président.

"Aux côtés d'autres instances judiciaires internationales et régionales de renom, la Cour de justice de la CEDEAO est un pilier du projet d'intégration de l'Afrique de l'Ouest", a-t-il dit.

M. Gonçalves intervenait à une conférence internationale de la Cour de justice de la CEDEAO.

"La Cour de justice à la croisée des chemins : justice, innovation, protection des droits de l'homme et avenir de l'intégration" est le thème de cette rencontre.

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Le mandat de cette juridiction internationale "dépasse le simple règlement des différends" entre les communautés et les États membres de la CEDEAO, a souligné son président.

"Elle contribue à l'harmonisation des normes juridiques, renforce le respect des obligations communautaires et favorise la sécurité juridique, tant pour les acteurs économiques que pour les citoyens. Elle consolide la culture du constitutionnalisme et de la responsabilité et de l'État de droit dans tous nos États membres", a dit Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves en parlant encore de la Cour de justice de la CEDEAO.

L'Afrique de l'Ouest est confrontée à des défis multiformes, a-t-il rappelé. "Les réalités en constante mutation dans le domaine de la gouvernance, les avancées technologiques, les défis sans cesse renouvelés en matière de droits de l'homme, l'accroissement de la mobilité régionale, la transformation économique et les attentes croissantes des citoyens nous imposent de nous adapter et d'innover en permanence."

La Cour de justice de la CEDEAO a entamé une transformation institutionnelle visant à renforcer son efficacité, son accessibilité et sa réactivité, selon son président.

"Dans un monde de plus en plus interconnecté, les tribunaux régionaux et internationaux occupent une position stratégique dans le maintien de l'ordre juridique et la promotion d'une coopération pacifique entre les États", a-t-il dit.

Le directeur des affaires juridiques de la Commission de la CEDEAO, Gaye Sowe, a évoqué les mutations technologiques en cours en intervenant à la conférence.

"L'intelligence artificielle façonnera le fonctionnement des tribunaux et les processus de décision des gouvernements. Elle déterminera si les citoyens sont protégés ou simplement surveillés. L'Afrique de l'Ouest ne doit pas se contenter d'être une consommatrice passive de règles élaborées ailleurs", a-t-il affirmé en participant à la conférence au nom du général Birame Diop, le président de la Commission de la CEDEAO.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest dispose d'un acte additionnel sur la protection des données à caractère personnel depuis 2010, a rappelé M. Sowe.

"Il s'agit désormais de bâtir [...] des cadres adaptés à l'ère numérique, qui soient africains dans leurs valeurs, humains dans leur finalité et responsables dans leur conception", a-t-il expliqué.

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