Les décès liés à la maladie à virus Ebola enregistrent une régression dans plusieurs centres de traitement de l'Ituri. Dans la zone de santé de Rwampara, située à la périphérie de Bunia, deux décès seulement ont été comptabilisés au cours de la semaine dernière, contre une dizaine de cas quotidiens observés au début de l'épidémie.
Les responsables de la riposte ont dressé ce bilan épidémiologique encourageant ce lundi 21 septembre 2026 lors d'un café de presse organisé par l'ONG Intersos à Bunia.
Ils attribuent cette diminution de la mortalité notamment à l'implication des populations locales dans les dispositifs de surveillance épidémiologique et à la pratique des enterrements sécurisés.
Les équipes de santé disent également avoir constaté une dynamique favorable sur l'ensemble des axes d'intervention, notamment dans la prévention et le contrôle de l'infection.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Dr Patrick Basara Mugisa, chef de l'équipe de riposte dans la zone de santé de Rwampara, confirme que le pic de l'épidémie est passé.
« La situation est positive sur tous les plans, non seulement la surveillance, mais également la communication. Les cas de décès ont chuté fortement. La courbe évolue bien. Nous avons atteint le pic et maintenant, nous chutons. », rapporte le médecin.
En dépit de ces progrès, il déplore que le déni de la maladie chez certains habitants continue de freiner la maîtrise totale de la contagion, particulièrement dans le quartier Dele à Bunia ainsi que dans les localités environnantes de Mwanga et Lengabo.
Dr Patrick Basara Mugisa met en garde contre le risque de résurgence des contaminations secondaires et appelle à un signalement précoce des cas suspects : « Si la communauté ne s'approprie pas cette activité pour nous signaler les cas afin que nous venions investiguer, le risque reste grand. Selon les recherches, un cas positif non isolé dans la communauté peut contaminer plus de 100 personnes. Notre souci est de couper cette chaîne de transmission. Quand nous détectons un cas précocement, nous l'extirpons de la communauté et nous menons les actions directement autour des cas. »
Pour consolider les acquis de la riposte, les acteurs de santé publique demandent aux médias locaux d'intensifier la sensibilisation sur le respect des mesures barrières et la prévention.