Le ministre des Affaires étrangères, l'ambassadeur Mohieddine Salem a présidé lundi la délégation soudanaise participant à une session de dialogue interactif avec les partenaires humanitaires des Nations unies, en présence du gouverneur de la région du Darfour, Meni Arko Minawi.
La réunion a rassemblé, du côté des Nations unies, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, Tom Fletcher, la Directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations,(OIM) Amy Pope, la Directrice générale du Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), Catherine Russell, ainsi que le Directeur exécutif par intérim du Programme alimentaire mondial, Carl Skau.
Les discussions ont porté sur l'évolution de la situation sur le terrain et de la situation humanitaire au Soudan, notamment au Kordofan et au Darfour, ainsi que sur l'augmentation du nombre de personnes retournant volontairement dans leurs régions d'origine.
Les participants ont également examiné les efforts déployés par le gouvernement pour créer les conditions appropriées et assurer les services essentiels, en préparation de la phase de relèvement et de reconstruction, tout en soulignant l'importance d'un développement équilibré.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
La partie soudanaise a en outre présenté l'initiative de dialogue intersoudanais, notamment les mesures destinées à garantir la participation de toutes les parties. Elle a insisté sur l'importance d'utiliser le poste-frontière d'Al-Tina comme corridor sûr pour l'acheminement de l'aide humanitaire.
Elle a également rejeté tout engagement public avec la milice qui pourrait être interprété comme une reconnaissance des entités parallèles ou qui risquerait d'affaiblir la coordination avec les autorités nationales.
De leur côté, les partenaires onusiens ont réaffirmé la poursuite de leurs efforts humanitaires. Ils ont souligné la nécessité de faciliter l'accès humanitaire et la circulation des approvisionnements, d'élargir les services de transport aérien humanitaire, de soutenir la production alimentaire et de renforcer la résilience des populations touchées.
Ils ont précisé que leurs contacts avec les parties présentes sur le terrain visaient à garantir l'acheminement impartial de l'aide humanitaire et ne constituaient en aucun cas une forme de reconnaissance politique.
La session s'est achevée sur un accord visant à poursuivre la coordination entre le gouvernement soudanais et les Nations unies, tout en accordant la priorité à la facilitation de l'accès de l'aide humanitaire aux populations affectées.