Cote d'Ivoire: Démolition de Koumassi Campement, des déguerpis réclament une enquête «accélérée»

En Côte d'Ivoire, près d'une semaine après les déclarations du procureur de la République dans l'affaire des déguerpissements et des démolitions dites « illégales » survenues à Koumassi Campement, le Collectif des victimes réagit. Ce regroupement, qui rassemble plusieurs centaines de propriétaires, salue les avancées de l'enquête annoncées par le parquet, mais appelle à accélérer la procédure.

Selon les estimations du Collectif des victimes de Koumassi Campement, plus de 3 800 familles ont été touchées par ces démolitions dans la capitale économique de Côte d'Ivoire. Certaines voudraient aujourd'hui se réinstaller, mais ne le peuvent pas, explique Didier Kouamé Konan, le président du collectif : « Aujourd'hui, nous demandons que la procédure soit accélérée, et que le site soit descellé, parce qu'il y a des personnes qui ne savent pas où aller. Ces personnes seraient prêtes à construire des logements de fortune, pour s'y abriter. Mais là, c'est scellé, on n'y a pas accès. »

La semaine précédente, le procureur de la République, Oumar Braman Koné, indiquait que deux parties se présentent comme étant à l'origine de la destruction du site : d'un côté, un particulier ; de l'autre, le district d'Abidjan, qui invoque le plan Orsec, un dispositif pour prévenir et gérer les situations et zones à risques.

« Aucun propriétaire, aucun locataire, n'a été notifié d'un déguerpissement »

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Koumassi Campement n'était pas concerné, affirme le président du Collectif : « C'est quand même surprenant qu'on puisse délivrer des titres de propriété sur un site à risques. Et même si ça l'avait été, on aurait suivi la procédure [de déguerpissement, NDLR]. Personne n'a été notifié. Aucun propriétaire, aucun locataire, n'a été notifié d'un déguerpissement. C'est incompréhensible. »

Le procureur avait indiqué qu'une trentaine de parcelles étaient détenues en « pleine propriété » dans la zone concernée et que « les investigations se poursuivaient » afin de déterminer si le dispositif s'applique ou non.

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