Madagascar: Ouverture du procès de l'affaire des «Boeings iraniens» immatriculés au pays

À Madagascar, la justice se penche ce 22 septembre 2026 sur l'affaire des « Boeings iraniens » : cinq Boeings 777-200, censés rester sur la Grande Île, ont été retrouvés en Iran il y a un an, un pays sous sanctions internationales. L'enquête, qui a mobilisé jusqu'au FBI, doit faire comparaître ce mardi une trentaine de suspects, dont un proche de l'ancien président déchu, Andry Rajoelina.

Les cinq Boeing 777-200 sont retrouvés en juillet 2025 en Iran, avec une immatriculation provisoire délivrée par l'aviation civile malgache. Ces avions devaient pourtant rester à Madagascar, exploités par une entreprise locale.

D'après plusieurs médias locaux, ils sont passés par le Cambodge et l'Afghanistan, avant d'atterrir à Téhéran, où ils rejoignent la flotte de la compagnie iranienne Mahan Air, sous sanction américaine depuis 2018.

Une trentaine de suspects doivent comparaître

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Le scandale éclate. Le ministre des Transports Valéry Ramonjavelo est limogé. Le directeur de la supervision de l'aviation civile porte plainte pour faux et usage de faux. Les États-Unis dépêchent trois agents du FBI pour épauler l'enquête malgache, qui sollicite aussi l'appui d'Interpol. Une vingtaine de personnes sont placées en détention provisoire dès l'été 2025, mais aussi des employés subalternes, coursiers ou agents de sécurité.

L'un des détenus meurt en prison, six mois plus tard, sans avoir été jugé. Une trentaine de suspects comparaissent ce mardi 22 septembre pour faux et usage de faux. Parmi eux, l'homme d'affaires indien Khushwinder Singh et l'entrepreneur malgache Mamy Ravatomanga. Ce proche de l'ancien président Andry Rajoelina est aujourd'hui incarcéré à Maurice.

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