Une semaine après la mobilisation de la Coalition de l'opposition Article 64 (C64) contre tout projet de changement de la Constitution, l'UDPS/Tshisekedi et ses alliés sont descendus à leur tour dans les rues ce mardi 22 septembre à Kinshasa et dans plusieurs provinces.
Le parti présidentiel avait appelé à cette mobilisation pour soutenir les institutions de la République, la loi portant organisation du référendum et le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi. A Kinshasa, la marche, autorisée par l'Hôtel de ville, est partie de la 11e Rue Limete et s'est dirigée vers le boulevard Triomphal. Des manifestations ont également eu lieu à Matadi, Lubumbashi, Kananga, Kindu, Mbuji-Mayi et Gungu. A Kisangani et Gemena, elles ont été annulées en raison de l'épidémie d'Ebola. Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes divergences politiques : la C64 rejette tout changement constitutionnel, tandis que le camp présidentiel défend le processus référendaire et le dialogue national.
-Quelle analyse faire de cette marche de l'UDPS/Tshisekedi et de ses motivations ?
Invités :
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-Patrick Matata Makalamba, professeur et député national élu de la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo. Il est également cadre de l'UDPS, parti politique membre de l'Union sacrée de la nation.
-Faustin Kwakwa, professeur et secrétaire général adjoint en charge des provinces du parti politique ECIDE, parti membre de la coalition LAMUKA et de la coalition C64.
-Fred Bahuma, directeur exécutif d'Ebutele, Institut congolais sur la politique, la gouvernance et la violence.