Virginie Manganga, journaliste -chroniqueuse de musique évoluant à la télévision Antenne A à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, est détenue dans une geôle du Tribunal de paix de la Gombe, sur une plainte du célèbre chanteur congolais Fally Ipupa, qui a été récemment élevé au rang de Chevalier de l'Ordre du Léopard par le Président de la République.
Arrêtée depuis dimanche 20 septembre, la présentatrice de l'émission "A-Pluriel" vient de passer son deuxième jour au cachot. Accompagnée de son avocat, renseigne-t-on, elle a été présentée devant le juge lors d'une confrontation mardi avec les avocats de l'artiste. Joint au téléphone, la journaliste s'est réservée de tous commentaires au sujet de son arrestation. « Je suis présentement au Tripaix de la Gombe à Kinshasa. Je ne vois pas vraiment de lumière dans ce dossier. (...) Je remets entre les mains de Dieu », a dit Mme Manganga, raccrochant soudain son téléphone.
De son côté, la star Fally a donné sa langue au chat. Il n'a jusque-là fait aucune déclaration à la presse pour expliquer la motivation de sa plainte contre la chroniqueuse de musique. Car, le collège de ses avocats conseils pilotés par Maître Dorothée Madiya, Présidente de la commission socioculturelle, à l'Assemblée nationale de la RDC, s'est bel et bien chargé du dossier en justice.
Qu'est-ce que le Chevalier reproche-t-il à la journaliste de l'Antenne A ? Selon l'entourage de l'artiste, Virginie Manganga est accusée pour son implication dans une affaire privée qui oppose Fally Ipupa à une certaine femme nommée Colette Tuza, congolaise de l'Etranger.
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« Le plus grand péché de la chroniqueuse est d'avoir organisé un panel en visio-conférence en direct sur ses différents réseaux sociaux autour de l'affaire Collette Tuza, en faisant intervenir d'autres journalistes et analystes y compris la dame. Même la fameuse Collette est intervenue lors de ce panel pour rencontrer des choses qui certaines n'ont pas pu plaire à Fally. Surtout, il existe des parties où elle a évoqué avoir eu des relations intimes avec l'artiste. Des allégations non fondées, mensongères. Ainsi, pour Fally, il s'agit là de la diffamation pure soutenue avec des commentaires exagérées dont l'intention était de nuire à son image », explique une source proche de Fally, requérant l'anonymat.
Et d'ajouter : « (...) non seulement, Colette Tuzaa affirmait avoir eu une relation intime avec Fally Ipupa, mais elle criait haut et fort d'avoir disposé des vidéos privées de l'artiste. Au-delà de ses accusations, elle réclamait aussi pendant le live de la journaliste une somme de 35 000 dollars qui lui aurait été promise par le chanteur. Des allégations que Fally conteste par l'intermédiaire de ses avocats.
Bien avant l'interpellation de la journaliste Manganga, la star congolaise avait déjà instruit à ses avocats d'engager des démarches judiciaires à Kinshasa, Paris et en Australie dans le but de préserver son image.
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