Dans ses dernières correspondances (les 20 et 25 août 2026), la Fédération mondiale a demandé aux autorités compétentes locales de régler définitivement la crise.
Le comité directeur de la Fédération ivoirienne de taekwondo (Fitkd), réuni avec plusieurs maîtres de salle, dimanche, a décidé de rejeter en bloc les injonctions de la tutelle contenues dans sa note référencée 1007/MS/CAB/DAJCC/kc en date du 14 septembre 2026.
Après une motion de soutien lue par Cissé Ibrahima (Club Maturité d'Attécoubé), les maîtres de salle proches de président Yacé préfèrent déchirer la note ministérielle.
« Pas question de reprendre l'assemblée générale de décembre 2025. Tout ce qui est mentionné dans le courrier du ministère n'est pas exact. Nous n'avons jamais commis un expert-comptable non inscrit à l'Ordre des experts-comptables de Côte d'Ivoire et nos assemblées générales ont toujours été régulièrement convoquées », lançait Me Cissé Ibrahima qui, avec les autres leaders de la fronde, a décidé de transformer la liste de présence en une pétition avec plus de 300 signatures, pour aller contre la décision du ministère.
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« ... Ce sont les maîtres de salle qui m'ont installé et je leur ai demandé s'ils souhaitent que je me retire. Si c'est le cas, je me retirerai. Mais que cela soit fait dans les règles de l'art ... », a déclaré Jean-Marc Yacé qui, en homme politique averti, n'a pas rué dans les brancards.
Face au chaos qui menace le fleuron du sport national qu'est le taekwondo ivoirien, le ministère des Sports, premier responsable des fédérations sportives et juge en dernier ressort de toutes les décisions et mesures individuelles ou collectives prises par les fédérations sportives, n'y est pas allé avec le dos de la cuillère.
Le ministère, dans sa note, demande de reprendre l'assemblée générale de l'exercice 2024 tenue le 28 décembre 2025, entachée d'irrégularités graves. En plus, il est intimé à la Fitkd de procéder à la modification des textes en adoptant des textes consensuels et inclusifs, avant la tenue de l'assemblée générale élective 2026.
Puisque le président Yacé et son équipe qui dirigent le taekwondo ivoirien avaient inclus nuitamment des bouts de phrase dans les textes pour fixer l'âge des candidats à la présidence à 40 ans (à cause de Cissé Cheick Sallah intéressé par le poste).
Dans une Côte d'Ivoire où pour être député de la nation, il suffit d'avoir 25 ans! La fédération internationale était ahurie par cette mesure de la fédération ivoirienne qu'elle juge discriminatoire. Et puis, tout ce que le ministre des Sports fait est adossé aux statuts et au règlement intérieur de la Fédération ivoirienne de taekwondo, à la loi sur le sport et aux orientations de World taekwondo.
La Fitkd, depuis le départ du président Bamba cheick Daniel, fait tout de travers. Elle a, par exemple, convoqué l'assemblée générale via un canal WhatsApp d'un groupe d'amis dénommé Fitkd officiel.civ, créé par un entraîneur. Aussi la convocation de l'assemblée générale de 2025 n'a-t-elle pas touché tous les membres statutaires, comme les textes de la fédération l'exigent.
En réalité, cette rébellion contre la tutelle ne peut prospérer, puisque la World taekwondo dit s'en remettre aux décisions des autorités nationales, donc au ministère des Sports.