Onze personnes, dont une femme enceinte, ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une attaque armée contre une maison à KwaMakhutha, au sud de Durban, dans la province sud-africaine du KwaZulu-Natal. Trois autres personnes ont été blessées, selon la police.
Les victimes participaient à une fête privée dans une habitation du quartier de Ziko lorsque trois hommes armés ont fait irruption peu avant 23 heures et ouvert le feu, selon un communiqué de la police sud-africaine. Quatorze personnes, treize hommes et une femme considérée comme enceinte, se trouvaient dans la maison au moment de l’attaque.
Dix victimes, dont la femme enceinte, sont mortes sur place. Quatre personnes ont été transportées à l’hôpital, où l’une d’elles a succombé à ses blessures. Les trois autres ont survécu.
Les assaillants auraient rassemblé les personnes présentes dans une même pièce avant de tirer, selon la chaîne sud-africaine eNCA. Ils auraient également incendié un véhicule appartenant au propriétaire de la maison avant de prendre la fuite.
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Une chasse à l’homme lancée
Le mobile de l’attaque n’était pas encore établi mercredi. La police n’exclut toutefois pas la piste d’un règlement de comptes entre groupes criminels. Une chasse à l’homme a été lancée afin de retrouver les trois suspects.
Le premier ministre du KwaZulu-Natal, Thamsanqa Ntuli, s’est rendu sur les lieux pour rencontrer les enquêteurs, les représentants de la communauté et les familles des victimes.
« Cet incident a plongé la population dans un profond état de choc et de deuil », a-t-il déclaré, cité par l’Agence France-Presse (AFP).
La criminalité violente, un défi majeur
Cette fusillade intervient dans un pays confronté à un niveau particulièrement élevé de criminalité violente. Plus de 23 000 homicides ont été recensés au cours du dernier exercice annuel, soit une moyenne supérieure à 60 morts par jour dans un pays d’environ 62 millions d’habitants.
Face à la progression du crime organisé, le président Cyril Ramaphosa a autorisé, en mars, le déploiement de 2 200 militaires en appui aux forces de police. L’opération vise notamment les réseaux d’exploitation minière illégale dans les provinces du Gauteng, du Nord-Ouest et de l’État-Libre, ainsi que les violences liées aux gangs dans les provinces du Cap-Occidental et du Cap-Oriental.
L’enquête sur l’attaque de KwaMakhutha se poursuit afin d’identifier les auteurs et d’établir les circonstances exactes de la fusillade.
