Une rencontre a eu lieu mardi entre les responsables de la Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) et les créateurs de contenus, blogueurs, influenceurs, TikTokeurs et autres YouTubeurs togolais, indique Le Magnan Libéré.
À ceux qui pensent pouvoir tout diffuser depuis l'étranger sans risque de sanctions, le président de la HARC, Pitalounani Télou, a tenu à apporter un démenti clair. Selon lui, la compétence territoriale de l'institution ne constitue pas un obstacle absolu lorsqu'il s'agit de contenus diffusés depuis l'étranger. « Pour ceux qui sont à l'extérieur et qui tiennent des propos haineux ou violents, des solutions peuvent être prises à leur encontre, y compris éventuellement la suppression de leur compte. C'est possible. Il faut que les gens le sachent », a-t-il indiqué.
Une possibilité réelle, mais dont la mise en oeuvre reste longue et complexe : elle suppose généralement une coopération avec les plateformes concernées (Meta, TikTok, YouTube), ainsi qu'un cadre juridique international qui ne garantit ni rapidité, ni systématisme dans l'application des sanctions.
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Depuis l'adoption de la Constitution du 6 mai 2024, la HARC ne se limite plus à la presse écrite et à l'audiovisuel classique : son champ d'action s'étend désormais aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques.