Le Gouvernement congolais, par l'entremise du vice-Premier ministre de l'Intérieur Jacquemain Shabani, a officiellement lancé, mercredi 23 septembre, la campagne nationale de désarmement civil volontaire.
Cette initiative vise à réduire la circulation des armes illégales et à renforcer la sécurité à travers le pays.
« Une arme contre un objet de développement »
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Pilotée par la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC), cette opération s'étalera sur une durée de trois mois. Elle propose aux citoyens détenteurs d'armes légères de les remettre aux autorités compétentes en contrepartie d'une amnistie judiciaire et d'un soutien matériel, selon le principe « arme contre objet de développement ».
La campagne cible prioritairement six zones géographiques :
- Kinshasa
- Kongo-Central
- Grand Équateur
- Grand Kasaï
- Tshopo
- Tanganyika.
Un appel à la responsabilité citoyenne
Pour le secrétaire permanent de la CNC-ALPC, Landry Bisidi Tshilombo, il s'agit d'une démarche citoyenne et non coercitive, menée dans le respect des droits humains pour bâtir une confiance mutuelle.
Soutenant que la sécurité constitue une responsabilité partagée, il invite la population à sensibiliser les proches et à refuser la banalisation des armes à feu, qualifiant la restitution volontaire d'une arme d'acte de paix concret.