Le gouvernement de l'État du Nord-Darfour a rejeté catégoriquement toute tentative de lier le droit du Soudan de s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations Unies à une « trêve fragile », qualifiant cette idée de chantage politique et de violation des usages diplomatiques.
Dans un communiqué, le wali (gouverneur) de l'État, al-Hafiz Bukhayt Mohamed, a exprimé sa « vive stupéfaction » face aux rumeurs faisant état d'un éventuel lien entre l'octroi d'un visa et une pause des combats dépourvue de garanties pour l'unité et la souveraineté du pays. Il a rappelé que la participation du Soudan au forum onusien est un « droit inhérent » consacré par la Charte des Nations Unies, et non une faveur.
Le texte insiste sur le fait que la population du Nord-Darfour, qui a payé le prix fort de la guerre en déplacements et en vies sous les coups des milices des Forces de soutien rapide (FSR), « n'acceptera pas une trêve qui récompense le bourreau », sans garantir le retrait des miliciens des habitations civiles ni la reddition des auteurs des crimes d'El Facher.
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Réaffirmant son « alignement total » derrière la direction nationale, le gouvernement de l'État a appelé la communauté internationale à respecter la souveraineté soudanaise et à ne pas instrumentaliser la tribune des Nations Unies. Le communiqué exhorte enfin le peuple soudanais à l'unité et à la cohésion du front intérieur pour contrer les « conspirations » visant la sécurité et la stabilité du pays, soulignant que le Soudan « ne monnayera pas sa souveraineté et n'acceptera pas une paix sans justice ».